The Propheties Begin

Thème II - Le redoux
 
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 no fight for us — (petit albatros) - abandon

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MessageSujet: no fight for us — (petit albatros) - abandon   21.07.16 23:44


no fight for us
souffle du loup ◊ petit albatros

Le soleil pointait doucement le bout de son museau tandis que le guerrier tigré papillonnait des paupières, quittant les bras de Morphée pour sa vie de guerrier. Les rayons éblouissaient déjà la tanière et Souffle du Loup poussa un grognement de désapprobation. Il n'avait aucune envie de se lever, énervé de savoir chaque matin qu'il était tout près de l'entrée. Celui qui était à cette endroit prenait tout : les coups de patte le matin, lorsqu'il voulait faire la grasse matinée parce que des maladroits de première lui massacraient le corps, les premières rayons lumineux en pleine figure et en prime, la place la plus froide durant la saison des neiges. Même si chaque matin, il n'avait qu'un bond à faire entre son nid et la sortie de l'antre, sans passer par un amas de corps ensommeillés, cela ne lui suffisait point.
Le matou s'étira de tout son long, sans se soucier d'embêter qui que ce soit, étant dors-et-déjà de mauvis poil. Il s'extirpa tant bien que mal de la tanière, avec l'envie ultime de ronfler encore un peu, mais l'aube était déjà bien trop présente. Qui dit réveillé, dit à la tâche. Néanmoins, il ne fut nommé pour aucune patrouille, ce qu'il l'énerva encore plus, lorsque soudain, sous ses yeux, une petite boule de poils blanche fit son apparition.

Il s'agissait de Petit Albatros, la jeune femelle albinos. Contrairement à de nouveaux chats, il ne la trouvait pas laide, il la trouvait spéciale, différente, originale et c'est que ce qui faisait son charme. Bien sûr, il avait remarqué les exagérations de la petite féline mais n'y prêtait aucune importance. Il la traitait comme n'importe qui, comme les autres, comme si elle était semblable à eux. Non, il n'avait pas pitié et cela, en aucun cas. À quoi bon ? Elle-même n'en avait rien à faire.
Il découvrit sa petite tête sur le seuil de la pouponnière et sans plus attendre, il vint à sa rencontre, en marchant très tranquillement, dans l'espoir de n'éveiller aucun soupçon. Il posa son arrière train au sol, enroulant sa queue autour de ses pattes, face à elle.

« — Tu connais les petits de ma défunte sœur ? lâcha-t-il, sans savoir pourquoi. »

Il avait voulu engager la conversation sans savoir quoi dire. Et voilà, c'était partit d'un seul coup. Après tout, on dit parfois que les plus belles amitiés partent de tout et de rien, non ? Même une amitié entre un chaton et un guerrier, c'est possible.
Certains ne sont pas de bonne humeur lorsqu'ils viennent traîner dans leurs pattes, mais Souffle du Loup sentait un regain d'énergie en lui, si bien qu'il en avait même oublié qu'il s'était levé de la mauvaise patte. Ah, sacrés gamins.

— 485 mots —


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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   23.07.16 14:18

butterfly, crazy town

Il est acquis pour tous que le soleil est source de bonheur. Il rayonne et réchauffe les fourrures des uns, aspergeant les autres d'une lumière tendant à faire naître un sourire sur leur visage.

Pour Petit Albatros, le soleil était synonyme de brûlures, de douleur. Les sourcils froncés, elle geignait dans la pouponnière qu'elle haïssait le soleil, avec une voix passablement insupportable. Elle chinait, traversant d'un point à l'autre la tanière, devant le regard agacé d'une reine, celui amusé d'une autre. L'albinos aurait pu se dire qu'elle avait tout intérêt à se tenir à carreau, que ces femelles s'occupaient d'elle et que se les mettre à dos était une bien mauvaise idée. Cependant, c'était d'un dommage qu'elle en avait littéralement rien à cirer. Ces reines ne s'occupaient d'elle que pour un moment, où elles allaient analyser la gamine pour savoir si plus tard, elle serait une potentielle jeune amie ou une jeune ennemie. Elle ne croyait pas réellement en la bonté de cœur. Si une reine voulait la protéger de ses petits camarades, Alby était persuadée que c'était pour lui soutirer quelque chose dans le futur. Un mâle à qui aller déclarer une flamme ? Albatros allait devoir s'y coller. Oh, ma chérie, il y a une patrouille mais mes divines pattes sont trop lourdes, tu peux y aller à ma place ? Souviens toi, je t'ai aidé quand tu étais encore gamine.

C'était bien pour cette raison que Petit Albatros se méfiait de ceux qui souhaitaient l'aider. Ou même de ceux qui la trouvait juste belle. Elle n'était pas belle et n'avait pas pour vocation de le devenir. Ceux qui prétendaient lui trouver un charme agissaient en hypocrite à ses yeux. Les pires étaient ceux prônant la différence comme un critère de beauté. Elle les méprisaient autant qu'ils ne souhaitaient que son bien.

C'était ce matin là que Souffle du Loup arrivait devant la pouponnière. Petit Albatros avait revêtu son masque de sourire blasé, celui qui lui barrait le visage comme une planche de bois mal découpée, et son yeux gauche semblait dire merde à l'autre et au reste du monde.

« Tu connais les petits de ma défunte sœur ? »

Ses sourcils se sont levés, sa bouche s'est terrée dans un coin de son visage de manière improbable. Elle haussa les sourcils. Il y avait beaucoup de petits dans la pouponnière et en soit, elle ne connaissait pas grand monde. Etaient – ils blancs ? Ou bien noirs ? C'était une vaste question, surtout que le Clan du Vent était en plein peuplement en ce moment. Et lui, il venait, avec sa bouche en cœur, « tu connais les gamins de mon fantôme de sœur ? ». L'albinos était intriguée.
Ça va de soit.
Elle hésita un long moment. Devait – elle jouer la carte de l'albatros dédaigneux, ou alors l'albatros protecteur et fébrile ? Devait – elle se prétendre supérieure à la plèbe pour une raison inconnue, afin de s'attirer la haine des autres et éviter d'endosser la misère du monde et de subir la pitié. Elle pouvait aussi être un personnage de Coleridge, martyr protecteur ?

Elle hésitait. Souffle du Loup s'était transformé en pilier effrayant depuis beaucoup trop longtemps. Elle le savait. Elle devrait lui répondre. Elle risquait de paraître étrange. Elle le paraissait déjà. Elle était laide. Elle était touchante.

« Tu connais ma mère ? »

Elle haussa une nouvelle fois les sourcils, comme si cette mimique était un tic indissociable de la mine de l'albinos. Elle savait qu'il y avait un bon nombre de guerriers dans le Clan du Vent, et que Souffle du Loup devait en connaître au moins la moitié. Cependant, elle ne ressemblait ni à sa mère ni à son père, elle se disait que si le guerrier connaissait sa mère, c'était par réputation.
Quoiqu'il en soit, la connaître serait le résultat d'une réflexion, et Alby voulait sous entendre que connaître les petits d'une défunte était aussi complexe que connaître les parents d'une albinos.

« Je connais pas tous les petits en fait. Puis. Je m'en fiche un peu. Ils veulent jouer au soleil de toute manière. »


Elle soupira et leva les yeux au ciel. Elle ne comprenait pas cette fascination qu'ils avaient tous pour une grosse étoile qui brillait plus que les autres dans le ciel. Le soleil était trop chaud, trop présent, trop dangereux.

« Tu peux me dire leurs noms sinon. Je verrais si je les connais. » Son visage devint une rature de stylo bic. « Et d'ailleurs c'est une phrase d'accroche vachement dérangeante. T'as une raison particulière pour courir après les petits d'un fantôme ? »

A défaut d'être élégante, Petit Albatros avait le mérite d'être claire.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   23.07.16 16:01


no fight for us
souffle du loup ◊ petit albatros

Souffle du Loup était patient, beaucoup plus que certains chats. On le croyait comme étant le contraire. Après tout, qui est rapide réagit vite, non ? Mais avec l'âge, il acquière de la sagesse, mais surtout, quelque chose qui est dure à obtenir, quelque chose qu'on entraîne chaque instant de sa vie : la patience. Les chatons n'en avait pas, les reines peut-être un peu, les apprentis l'apprenaient de part l'art de la chasse, lorsqu'il fallait attendre le gibier. Les anciens l'étaient totalement, mais ils étaient tous autant grognon les uns que les autres.
L'ancien mentor du chasseur était très patient lui aussi, il l'avait enseigner à son novice, il lui avait fait attendre des matinées entières dans une clairière, à rien faire. Des mouvements aussi similaires les uns que les autres avant les véritables entraînements. Souffle du Loup — Nuage du Loup à l'époque — avait subi des journées entières sous la pluie, grelottant sans pourvoir dire un mot ni bouger. Il avait vécu l'enfer, mais à la fin de ses entraînements, il avait vu la fierté dans les yeux de beaucoup et la jalousie dans ceux de certains, car il avait acquis des enchaînements que certains n'arrivaient même pas à commencer.

Petit Albatros se tenait devant lui, avec un air quelque peu surpris de la question du matou. Elle ne devait pas la connaître, et puis, ce n'était pas la seule portée dans toute la pouponnière, difficile de savoir qu'il s'agit d'eux à coup sûr. Mais ils ne vivent plus aux côtés de leur mère biologique, ils sont allaités par une reine qui a bien voulu d'eux, en plus de ses propres petits.
Souffle du Loup lui en est très reconnaissant d'ailleurs. Ce dernier était patient, encore et toujours ; il attendit donc dans le silence que les idées de la petite se mettent en place et qu'elle trouve les mots pour lui répondre. Elle le pris au dépourvu.

« — Tu connais ma mère ? questionna-t-elle. »

Il était loin de s'y attendre, mais elle avait raison. La vérité lui claqua en plein dans la gueule, tel une gifle venue de la patte d'une féline énervée. Il se redressa, toujours assis, de toute sa hauteur, visiblement gêné par les paroles de la petite. Mais elle avait affreusement raison ; comment reconnaître les parents d'une albinos ? C'était presque agaçant de voir à quel point une petite âgée seulement de deux petites lunes pouvait s'adresser à un guerrier tel une femelle qui avait le même rang que lui.
Il n'eut pas le temps d'y réfléchir, ni même de répondre, qu'elle reprit, sans plus attendre, comme si la patience les rattrapait, car les chatons n'en ont pas.

« —  Je connais pas tous les petits en fait. Puis. Je m'en fiche un peu. Ils veulent jouer au soleil de toute manière.   ajouta-t-elle, levant les yeux au ciel. »

Le combattant l'aurait sans doute remis à sa place dans d'autres circonstances, sentant prôner l'insolence dans ce geste, mais il arqua simplement un sourcil, comme celle-ci l'avait fait au moins deux fois depuis qu'il se parlait.
Il acquiesça seulement, compréhensif. Et, sentant qu'elle n'avait pas terminé de parler, il ne murmura rien, pas même quelque chose qui pourrait lui remonter le moral. Le soleil ; l'astre flamboyant qui commençait sa course d'un côté du camp, qui la finissait à l'autre extrémité ; grosse étoile qui ne brillait pas la nuit, remplacé par tant d'autre. Et c'était ainsi chaque jour, tel un cycle, tout comme la vie et la mort.

« — Tu peux me dire leurs noms sinon. Je verrais si je les connais. Et d'ailleurs c'est une phrase d'accroche vachement dérangeante. T'as une raison particulière pour courir après les petits d'un fantôme ? »

Souffle du Loup laissa tomber, il n'avait pas l'intention de donner leur nom, il n'en avait que faire à présent.
Il aurait pu démarrer au quart de tour, concernant sa sœur, mais il inspira bruyamment pour se calmer. Ce n'était qu'une chatonne âgée de deux lunes, rien de plus, même si elle semblait bien moins puérile que les autres, que tout ceux qu'il avait peut-être connue. Au fond, elle avait raison, mais le guerrier refusait de le reconnaître.
Il refusait de repenser à sa sœur, mais elle revenait hanter ses pensées.
La femelle, de loin semblable à son frère, le ventre rond, criait l'agonie dans la pouponnière du Clan du Vent. Le guérisseur marchait tranquillement, sans grande précipitation, tandis que Souffle du Loup, encore en patrouille, reconnu les hurlements distincts de sa sœur. Sans prévenir ses camarades, il lâcha la proie qu'il allait s'apprêter à achever et fila aussitôt vers le camp. Elle ne cessait ses hurlements, jusqu'à ce que toute la portée soit sortie. Souffle du Loup trépignait d'impatience, faisant les cents pas dans le camp.
« — Souffle du Loup ? J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Les petits sont en bonne santé ... mais leur mère nous a quitté. Je suis désolé. annonça le guérisseur. »


Le guerrier revint durement à la réalité, pas loin des larmes. Il devait défendre la mémoire de sa sœur, coûte que coûte.

« — Ma sœur n'est pas un fantôme. dit-il, comme s'il tentait de se persuader lui-même. Enfin, laisse tomber, t'es trop petite pour comprendre, de toute façon. finit-il, tête basse. »

— 948 mots —


hrp | sorry, inspirée au début, un peu moins après le flashback :3 |

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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   23.07.16 17:58


Bien qu'elle ait l'air stupide avec son air renfrogné et son visage asymétrique, Petit Albatros en profita pour scruter le guerrier en face d'elle. Il était plutôt haut sur pattes, avec une taille faisant envier toutes les guêpes du village. Il ressemblait à une sorte de pantin, mais avec du bois en plus sur chaque arrête de son corps. Autant vous dire que Souffle du Loup avait un physique plus harmonieux que les marionnettes comme Etoile Fauve, dont la prestance rappelait les charmes de poupées de chiffon. Plusieurs fois, il s'asseyait et se dressait de toute sa hauteur, soulignant sa grandeur par rapport à la chétive Petit Albatros.

De son côté, la gamine avait choisi son masque. Elle s'était revêtue d'un air cynique, le sourire en barbelé qui lui griffait le visage, lui donnant un air laid et bancal. Elle n'avait pas pour vocation d'être la femelle aimée et entourée d'une merveilleuse portée. Elle ne voyait pas en Souffle du Loup un potentiel ami, ou combien même il l'appréciait un potentiel protecteur. Elle le méprisait pour courir après les fantômes. Elle partait du principe qu'il fallait laisser les morts là où ils étaient, sans quoi ils ne disparaissaient jamais et que chaque évocation les faisait apparaître en tant que spectre.

« Ma sœur n'est pas un fantôme. Enfin, laisse tomber, t'es trop petite pour comprendre, de toute façon. »

Son discours avait épuisé sa voix, qui était née tornade et s'était épuisée en un simple souffle. Petit Albatros n'avait pas conscience qu'en tant que gamine, elle ne comprenait pas encore tout à fait les subtilités des phases de deuil. A ses yeux de chaton, la mort ne se résumait qu'en un mécanisme binaire de déni et d'acceptation. Demander des nouvelles des chatons de sa sœur en l'évoquant comme une défunte signifiait à ses yeux que le guerrier avait totalement accepté sa mort. Elle était loin de se douter que le mécanisme était plus complexe, et qu'elle venait de blesser Souffle du Loup.
Elle était un albatros baudelairien, poète hautain et au dessus des hommes à ses yeux. Elle s'était drapée du costume des drama queen, prête à fondre en larmes et à surréagir à la moindre bataille. Elle n'avait à peu près aucun honneur, dans ces situations. Après tout elle s'en fichait bien. Elle ne lui faisait pas confiance. Elle n'appréciait que sa tante et ses parents.
Ô combien sa mère avait honte de son génome et de sa naissance. On ne hait pas ses parents quand on est encore qu'un œuf.

« Si. »

Ses oreilles s'abaissèrent légèrement avant de remonter, tels des petits ressorts sur un trampoline. Elle savait que balancer un simple si sans vraiment de suite était frustrant. Comme la gamine immature qu'elle était, elle préféra jouer avec la patience du guerrier et attendre quelques moments. Elle commençait de temps à autre des phrases, les ponctuant de « euh, comment dire ... » ou lançant dans l'air des très agaçants « hm ... ». Elle n'appréciait pas les débuts de dialogues tristes. Elle n'appréciait pas non la mort et la tristesse. Le fait qu'on lui décharge un flot de souvenirs tristes dessus lui déplaisait. Elle s'imaginait désormais Souffle du Loup pleurer la mort de la défunte, et cette pensée lui était au fond insupportable. Elle préférait alors se revêtir de cynisme afin de lui envoyer des piques. C'était nettement plus sain pour elle.
Et pour une gamine, beaucoup plus amusant.

« Tant que tu évoques le souvenir d'une morte, elle crève pas. Elle reste là et elle apparaît à chaque fois que tu parles d'elle. »

Elle pencha la tête sur le côté et fronça les sourcils en les arquant. Surprenant de sa part. Elle décida d'étoffer ses propos. Elle ne voulait pas qu'on la prenne pour une sorte de mystique à deux sous. En effet, la voie des guérisseurs ne l'intéressait pas vraiment pour le moment. Elle était invalide pour la tâche des guerriers. C'est ainsi qu'elle décida de ne pas vraiment penser à son futur, sous peine de se casser la tête dans les méandres des possibilités et des impasses qu'on lui proposait. A ses yeux de ses chatons, le monde était beaucoup trop vaste.

« C'est pas très gentil d'avoir évoqué un fantôme devant une pouponnière. J'ai peur des fantômes tu sais. »

Mais peut – être était – il trop grand pour comprendre et qu'il savait que sa pensée était absurde. Il devait certainement avoir conscience de la stupidité ambiante à ce niveau là de Petit Albatros. Elle déclamait comme une prophète ses pensées hautement mystiques. Bien que c'était une hypothèse jolie, poétique et louable, la réalité physique et scientifique la réfutait. Quand on meurt, on se décompose, et l'âme n'est qu'un concept. Petit Albatros préférait les concepts.

« Cependant, je suis petite. Je ne comprends pas tout. »
Son sourire éclata les parois de sa mâchoire pour s'étirer jusqu'à ses oreilles, arrachant au passage sa joue, ses pommettes.  « Tu pourrais m'expliquer. Souffle du Loup. J'aime beaucoup les histoires. »

Elle ignorait si le guerrier allait lui pardonner rapidement ou être sanguin et la clouer au sol pour la dégommer. La logique l'aurait voulu. Malgré tout, Petit Albatros aimait s'opposer à la logique et parier sur les miracles.

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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   23.07.16 21:52


no fight for us
souffle du loup ◊ petit albatros

Souffle du Loup aurait bien tourné les talons, mais il sentait que rien n'était encore fini, que Petit Albatros avait son mot à dire. Et le guerrier gris était prêt à l'écouter, avec un air un peu déçu, mais ses sentiments n'étaient pas clairs, ce qui se passait dans sa tête était un véritable bazar, envahi de cauchemar, de flashbacks, de souvenirs. Et tout se cognait, les uns contre les autres, ce qui prônait dans sa tête était devenue véritablement fou depuis qu'il avait tenté de lui parler, depuis qu'il avait commencé. Il sentait qu'il n'aurait pas du, que cela n'avançait à rien. Mais la raison n'était pas assez forte face à son désir d'entendre la petite donner sa réponse, juste histoire de lui répondre.
Il sentait qu'elle avait quelque chose en elle, une once de sincérité, d'honnêteté, ou alors était-ce de la belle franchise, celle qui sort de la gueule des chatons, rien d'autre que la vérité. Les enfants se retournent contre nus lorsqu'on leur confie un secret, ils ne savent pas le garder. Alors on a du mal à leur faire confiance, mais leur mine nous fait fondre et impossible de tenir face à eux.

« — Si. dit-elle. »

C'est la seule chose qu'elle murmura, mais cela sortit le matou de ses rêveries, des pensées qu'il tentait de remettre en place. La petite commence par jouer avec sa patience, cherchant ses mots, mais Souffle du Loup reste planté là, face à cette minable réponse, à laquelle il cherche un fond, quelque chose à quoi se raccrocher, sans quoi, il sait qu'il va partir comme ça, sans rien dire, tournant les talons, la laissant en train de chercher des paroles au fin fond de ses pensées. Il a l'impression d'avoir surestimé la petite, comme si une chatonne de deux lunes allait lui apporter quelque chose, comme si ...
Trop de « si » d'un coup. Le guerrier tigré n'en pouvait plus, il croyait qu'il allait exploser, qu'il était capable de sauter d'un moment à l'autre sur la féline blanche pour lui arracher la fourrure. Mais elle reprit, elle lui répondit enfin et sa voix enfantine l'apaisa, tout doucement comme la berceuse que lui chantonnait sa mère lorsqu'il était jeune pour endormir toute la fratrie.

« — Tant que tu évoques le souvenir d'une morte, elle crève pas. Elle reste là et elle apparaît à chaque fois que tu parles d'elle. »

Il se surpris lui-même en train de laisser ses poils retomber tout doucement. Il n'avait même pas remarqué que sa queue claquait le sol, par l'énervement qui se formait en lui, alors que l'albinos n'avait rien fait, alors qu'il laissait la folie l'emporter trop loin.
Les paroles de Petit Albatros le surprirent à nouveau. Elle employait un vocabulaire tellement familier en sa présence qu'il en fut bouche bée. Mais elle avait raison, comme à chaque fois que des paroles sortaient de sa gueule.
Le « si » était vrai. Non, elle n'était pas trop petite pour comprendre. Et même si sa courte réponse fut déconcertante, elle avait encore et toujours raison. Comme si c'était une généralité, comme si c'était une règle, d'avoir raison. Par réflexe, le matou se promit de ne plus parler d'elle, de ne plus laisser son nom quitter sa gueule, il ne l'évoquerait plus jamais, il se le promit, pour qu'elle puisse chasser librement au Clan des Étoiles, sans se soucier des paroles de son frère. Elle avait vivre auprès de siens, de sa nouvelle famille, enfin.

« — C'est pas très gentil d'avoir évoqué un fantôme devant une pouponnière. J'ai peur des fantômes tu sais. »

Souffle du Loup émit un ronron amusé, comme si la peur elle-même pouvait avoir peur. Cela ressemblait bien trop à quelque chose d'antinomique. Tout était confus. Tout partait en vrille. L'albinos n'était pas la peur elle-même, non, elle ne pouvait en être l'allégorie, elle était trop jeune et pas assez laide, elle ne faisait pas assez peur, pas peur à tous, pas à Souffle du Loup.
Au fond, les fantômes étaient de beaux guerriers étoilés, pas de quoi en avoir peur. Mais certains en devenaient notre pire cauchemar. Pourquoi ? Le cauchemar lui-même ne devait pas connaître la réponse, comme s'il s'agissait d'une question rhétorique.

« — Cependant, je suis petite. Je ne comprends pas tout. ajouta-t-elle. Souffle du Loup acquiesça d'un mouvement de la tête, comme si lui, il comprenait. Après tout, il avait été chaton avant elle, il était son exemple, il avait à être suivit, comme tout guerrier possédant un bon fond. Et chaque petit devait avoir son propre modèle. Tu pourrais m'expliquer. Souffle du Loup. J'aime beaucoup les histoires. »

Le matou tressaillit. Non, pas les histoires, non, il ne pouvait pas lui conter la mort de sa sœur, ni celle de sa mère, il divaguerait vers la mort de ses autres frères et sœurs, il se dévoilerait, il se mettrait à nu, il enlèverait son masque, il lâcherait son passé, le ramenant au présent.
Mais il arriverait à se libérer, juste un peu de ce poids sur ses épaules qui le fait plier vers le fond, tandis qu'il se tient en haut d'une falaise. Il n'allait pas s'en approcher, il allait peut-être s'en reculer, au contraire. Peut-être était-ce une bonne chose.
Il pria juste que seule Petit Albatros l'entende, alors qu'ils ne pouvaient aller s'exposer hors de la pouponnière, loin des oreilles indiscrètes.

« — T'as pas le droit de me faire ça, Petit Albatros, c'est trop dur. répondit-il en soupirant. Il ne s'en sentait pas capable, et pourtant, il allait le faire. Promet-moi de ne pas en parler ... demanda-t-il. »

Néanmoins, il s'en fichait de cette promesse, c'était juste histoire de mettre ses idées au clair, de se préparer mentalement car oui, il allait le faire. Petit Albatros, première personne à entendre son histoire. Peut-être y parviendrait-il, peut-être pas, qui sait ? Mais il se lança, après avoir prit une grande inspiration et expiré en douceur, il se redressa à nouveau de toute sa hauteur, le regard tourné vers le ciel, refusant de plonger ses yeux dans ceux, rouges, de la féline. Il ne voulait pas être troublé.

« — Ma mère a donné naissance à une belle portée dont moi et ma sœur, celle dont je t'ai parlé tout à l'heure. Mon père nous a quitté durant un combat sanglant, avant la naissance de mes petits frères et sœurs, à la saison des neiges. Ma mère a succombé à ce second accouchement et tout a recommencé il y a quelques lunes. commença-t-il, marquant une première légère pause. L'un de mes frères est mort de froid, deux en tombant d'un arbre puis il ne restait plus qu'elle, Fleur des Neiges, comme une petite sœur. Ça a recommencé, comme ma mère. Elle a laissé une portée derrière elle, sans un mot. crut-il conclure. Mais ce n'était pas fini, du moins, il n'avait pas fini de parler. Tu peux pas tellement comprendre. ajouta-t-il. Même si tes parents ne croient pas en toi, il y en a qui y croit eux, en toi, des chats comme moi qui se raccroche à ce genre de félins qui n'ont pas tellement envie de se battre, quand ça se lit dans leurs yeux. continua-t-il, doucement, prit soudainement dans un monologue sûrement lassant. Je veux pas te voir mourir minablement, suis-je clair ? Pas comme Patte Grise qui s'est laissé aller avec le froid, pas comme mon père qui a laissé couler son sang dans une bataille sans se relever, pas comme ma mère qui a succombé alors qu'il s'agissait de la seconde fois, pas comme mes stupides frères qui tentaient juste d'aller le plus haut dans un arbre à cause d'une rivalité enfantine, pas comme Fleur des Neiges qui a abandonné parce qu'elle savait qu'elle pouvait compter sur son compagnon et son frère, parce qu'elle savait que ses petits pouvaient devenir braves. Montre-leur à tous que tu as une belle destinée, que tu deviendras meneuse, quoi qu'il en coûte. Crois-moi, ça faut le coût de se battre, rien qu'un peu. conclut-il. »

Il était étonné de ses paroles, et il se rassit, s'étant levé après son histoire. Comme si de rien n'était, il donna un coup de langue sur sa patte et la passa sur son oreille gauche. Il ne croyait pas l'avoir convaincu, il semblait que ce qu'il avait dit était minable et cela ne ferait pas changer la petite féline têtue.
Alors il se remit à nouveau sur ses quatre pattes et commença à avancer à travers le camp, prenant tout de même soin de rester à l'ombre. Sait-on jamais, aurait-elle encore quelque chose à rajouter ?

— 1536 mots —


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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   24.07.16 21:17

tonight, tonight, the smashing pumpkins

Contre toute attente, Petit Albatros ne finit pas en charpie sur le sol de la pouponnière. Elle devait avouer que la patience du guerrier l'impressionnait. Elle ne savait pas si c'était son statut de chaton qui empêchait moralement Souffle du Loup de lui sauter dessus, ou bien si le tigré était particulièrement compatissant envers elle. Elle fut saisie d'un doute, et s'il avait pitié d'elle ? S'il se disait qu'elle était trop chétive pour pouvoir être frappée ? Soudainement, elle se surprenait de souhaiter d'être battue. Elle aurait préféré qu'il la gifle comme elle l'avait blessée, qu'il lui apprenne les bonnes manières de façon violente. Elle l'aurait mérité.

Souffle du Loup restait stoïque, au lieu de gronder. Elle ignorait si ses paroles l'avait profondément touché. Elle espérait au fond, par pur narcissisme. Elle souhaitait qu'à chaque fois que la pensée de sa sœur l'effleurait, il l'enverra valser au loin pour la laisser tranquille. Cependant, d'un point de vue scientifique, les matérialistes priaient pour qu'il n'y croit pas. C'était des sottises enfantines de croire en l'âme après tout.

« T'as pas le droit de me faire ça, Petit Albatros, c'est trop dur. Promet-moi de ne pas en parler ... »


Elle écarquilla les yeux. Fichtre. Elle ne s'attendait absolument pas à que le guerrier lui raconte son passé alors qu'elle venait de piétiner les souvenirs de sa famille sans aucune délicatesse. Elle se retint de beugler un « non en fait je m'en fous stop ! ». L'idée d'avoir une confidence sur les épaules la gênait. Elle ne voulait pas lui être redevable ou savoir des secrets sur autrui. Elle était toujours tentée de les répéter à d'autres personnes. Petit Albatros plaignait ceux qui lui faisait confiance au fond.
Elle décida de faire part de sa vision des promesses après le discours de l'autre. C'était plus sûr. L'albinos se disait qu'au fond, autant qu'elle sache son passé. Si Souffle du Loup devenait dans le futur un ennemi, elle aurait de quoi le faire chanter.
Coeur Fleuri adorait les ragots. Elle avait une confiance aveugle envers sa tante, car elle n'hésitait pas à la qualifier d'hiver. Elle se savait laide, et la comparer à un hiver où tout fane, tout meurt, tout est froid, mais étrangement fascinant lui convenait mieux que la qualifier de jolie car singulière. Elle voyait en ces qualificatifs des masses de faux semblants qui la dégoûtait.

Et il démarra son récit. Souffle du Loup était né d'une portée de 4 enfants. Ses frères étaient morts tragiquement. Sa sœur était morte en donnant naissance à ses enfants, tout comme sa mère. Petit Albatros se sentit touchée, mais à la fois assez méprisante. Chaque chat de la forêt avait une histoire semblable après tout. Elle était une chanceuse. La vie sauvage n'offrait aucun répit lors de la saison des feuilles mortes. Les accouchements étaient difficiles car les conditions hygiéniques et les soins prodigués étaient primaires. Il était plutôt naturel qu'une femelle y laisse la vie. Elle agita la tête doucement, surprise de son mépris. Elle se savait hautaine, mais se dégoûtait tout de même en se voyant juger un mâle qui venait de se disséquer son cœur pour son plaisir.

Elle n'en tirait aucun plaisir. Elle s'en fichait. Il aurait pu se mettre allongé face à elle et l'implorer, elle s'en moquerait. Elle était trop gâtée pour ça. Elle n'avait pas suffisamment vécue pour comprendre un tiers de la souffrance de Souffle du Loup. Elle n'était qu'une gamine qui se prétendait intelligente alors qu'elle était méprisante envers tous. Elle était, en somme, aveuglée par elle même et son esprit de famille.

« Montre-leur à tous que tu as une belle destinée, que tu deviendras meneuse, quoi qu'il en coûte. Crois-moi, ça faut le coût de se battre, rien qu'un peu. 
- De quoi tu parles ? »

Petit Albatros ne comprenait pas. Il se lava l'oreille et longea l'ombre, comme pour l'inviter à le suivre. Elle terra sa bouche dans un coin de son museau, et décida de le suivre. Il l'amusait.

« C'est pas très gentil de fuir devant une chatonne. Je ne comprends pas. Je n'ai pas besoin de leur montrer que je suis fantastique. Ils le savent. »

Elle réfléchit un moment et soupir bruyamment avant de s'étaler par terre, assise dans l'ombre. Depuis le début de cet échange, elle n'avait cessé de haïr le soleil. C'était normal, pour une albinos. Elle voyait les petits jouer au milieu du camp, insouciants à l'idée d'affronter quelques rayons. Elle ne put s'empêcher d'éprouver une légère jalousie, serrant son cœur et rompant son équilibre d'espoir et de désespoir. Elle ne souhaitait pas devenir un être de désespoir, et elle finit par se dire qu'au moins, à l'ombre, elle n'était pas embêtée. On avait tendance à fuir le noir comme la peste. Elle se prélassait devant comme si elle en était la reine.

« Je vais pas te promettre que je vais garder tout ça secret. Je fais pas de promesses que je suis incapable de tenir. C'est bête. Ça sert à rien. »


Vous pouvez vous brosser pour qu'elle déclare que son geste l'avait tout de même touchée. Elle était aussi hilare qu'émue. Elle était devenue un dilemme et une division vivante. Elle se connaissait. Elle savait pertinemment que dès que l'occasion se présenterait, elle irait en parler à Coeur Fleuri. Elle lui dirait « tu sais Souffle du Loup quelle sale vie il a eu », que ce soit pour le plaisir de déballer des ragots ou pour se confier car un discours trop chargé en émotions et confié à une seule personne est trop dur à porter. C'est d'autant plus vrai pour les chatons.

« Je suis la seule à savoir, je présume ? » Elle souffla du nez. « C'est pas très gentil. Tu m'envoies un gros caillou de dix fois mon poids sur le dos. Ne t'étonne pas que j'en donne des morceaux à ceux que j'aime. »

Coeur Fleuri, Etoile Fauve par exemple -même si elle présumait que ce dernier s'en ficherait-. Elle savait que la guérisseuse allait se frotter les mains de voir de nouvelles informations lui tomber sous les pattes. Petit Albatros savait aussi qu'elle utilisait ce genre d'informations pour se défendre. L'idée même qu'on la blesse lui était insupportable, donc elle préférait largement trahir quelques uns des personnes qui l'aimait bien au risque de se les mettre à dos plutôt que voir sa tante chérie attaquée et humiliée. Elle voulait devenir une guerrière dans l'unique but de la défendre. Elle voulait savoir se battre. Son agressivité allait être maîtrisée, et elle pourrait arracher de ses propres griffes la fourrure de quiconque oserait s'approcher de la femelle écaille. « Même si tes parents ne croient pas en toi ». Ses paroles résonnèrent dans ses oreilles, puis elle explosa.

« Et d'où tu oses imaginer que ma maman et mon papa et Coeur Fleuri et tout le monde ne croient pas en moi ? Ils m'aiment et m'adorent ! N'essaie pas de foutre ta sale pitié sur moi, je suis fantastique et courageuse, je deviendrais la meilleure meneuse de l'univers ! Et tu verras que papa et maman m'adorent ! Que je suis la fille préférée de maman et qu'elle me voit déjà très haut dans le clan ! »


Elle sentit quelques larmes de colère couler sur ses joues. Pour qui se prenait – il à la prendre pour une demeurée ? Elle adorait sa famille, elle était persuadée d'être une princesse, une adorée, une idole pour tous. En vérité, sa mère regrettait sa naissance pour son albinisme et la savait morte dans quelques lunes à cause de sa tolérance au soleil. Elle était du Clan du Vent, le clan de la lande, le clan sans arbre. Si Petit Albatros osait s'aventurer sur la lande, elle allait cramer, attraper de graves maladies et rester, de ce fait, éternellement au côté de sa bien chère tante.
C'était stupide.
L'idée de devenir guérisseuse ne l'avait pas effleuré. Elle voulait être guerrière. Pour montrer à tous que le prochain chef serait une femelle, albinos qui plus est. Elle voulait inspirer la terreur, le courage, la réussite, et non plus la pitié.

Et elle n'aurait plus besoin de rien ni personne.

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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   25.07.16 0:24


no fight for us
souffle du loup ◊ petit albatros

Souffle du Loup savait qu'il perdait son temps avec la petite. De toute manière, à parler ainsi, à l'ombre, à un moment où un autre, le soleil tournerait sur la féline et enfin, il couperait court à leur conversation. Bien sûr, le guerrier pouvait bien la congédier autrement, mais il avait trop d'honneur pour être si méchant avec elle. Il l'appréciait, mais son comportement commençait légèrement à lui taper sur le système. Il s'en voulait de lui avoir tout dit. Les chatons étaient les pires confidents, si on ne comptait pas Cœur Fleuri.
Car oui, le matou ne s'en rendit compte qu'après mais la guérisseuse du clan était aussi la tante de l'albinos, mais surtout, elle adorait les ragots du clan. Ce n'était pas que le combattant n'avait plus envie de passer dans sa tanière pour se faire soigner, mais elle cherchait à tout savoir. Néanmoins, la curiosité est un vilain défaut. Il aurait voulu prendre une gifle pour s'être exposé à un chaton. Toutes ces lunes à garder le secret pour qu'il soit dévoilé à l'entièreté du clan en si peu de temps. Souffle du Loup n'avait tellement plus d'espoir qu'il se disait que la portée de sa sœur devait être au courant pour leur mère.
Mais il chassa le visage de la féline d'un mouvement brusque de la tête. À quoi bon penser aux fantômes ? Mais encore une fois, c'était la voix douce et angélique de Petit Albatros qui parlait et non une autre. Le guerrier n'avait aucune raison de l'écouter, aucune.

« — De quoi tu parles ? » Il aura du s'en douter qu'elle ne comprendrait rien. Raah, mais qu'elle mouche l'avait donc piqué, enfin ! Il en était pourtant certain, mais cela lui était sortit de son esprit. Il a fait le mauvais choix, il n'avait pas suivit son instinct, il aurait du. Son cœur avait parlé trop vite et trop fort, il n'avait pas prit le temps de réfléchir. Mais pourtant provoquait-elle un tel impact dans à ses yeux ? Dans sa façon d'être et d'agir ? Valait mieux que tout finisse aussitôt, tel que cela avait commencé. Lorsqu'il partit, elle le suivit ; « C'est pas très gentil de fuir devant une chatonne. Je ne comprends pas. Je n'ai pas besoin de leur montrer que je suis fantastique. Ils le savent. » Il soupira de mécontentement et surtout, d'agacement. Pourquoi était-il venu lui parler au juste ? Un élan de bonté, n'est-ce pas ? Il n'aurait pas dû, oh que non. Il jeta son regard sur elle, la toisant durement comme pour la faire partir, mais elle reprit sa tirade après une courte pause. Il n'allait pas l'interrompre, tout de même. Elle était tellement immodeste. Mais c'était un chaton, au fond ; c'était normal. « Je vais pas te promettre que je vais garder tout ça secret. Je fais pas de promesses que je suis incapable de tenir. C'est bête. Ça sert à rien. » Souffle du Loup grogna de fureur et marmonna des insultes à son égard dans sa barbe. Qu'il se sentait bête, qu'il avait été naïf, emporté par la douceur que sont les petits félins. Elle allait reprendre tout cela dans le clan, pour ceux qui ne connaissait pas déjà son histoire, et chacun aurait un autre regard sur lui, chacun se ferait une idée du matou simplement parce qu'ils croient connaître son histoire, mais surtout, ils auront de la pitié dans le regard et ça, le grisé n'allait pas le supporter longtemps. Néanmoins, il n'était pas prêt à supplier la jeune fille.

« Je suis la seule à savoir, je présume ? C'est pas très gentil. Tu m'envoies un gros caillou de dix fois mon poids sur le dos. Ne t'étonne pas que j'en donne des morceaux à ceux que j'aime. » Il secoua la tête. Non, à présent, elle n'était déjà plus la seule et d'ici la fin de la journée, tout le monde sans exception serait au courant. Il sentait en lui que les regards noirs allaient fuser. Pas ceux des autres, mais les siens quand ils oseront le fixer d'un air désolé. Cela les remettra à leur place, eux qui se ne parviennent même pas à se mêler de leurs affaires.
Son histoire, dévoilées, toute entière. Souffle du Loup ne serait un mystère pour personne et la faute à qui ? À une gamine trop imbécile pour tenir sa langue, même si au fond, c'était lui l'imbécile qui avait trop parlé. « Et d'où tu oses imaginer que ma maman et mon papa et Coeur Fleuri et tout le monde ne croient pas en moi ? Ils m'aiment et m'adorent ! N'essaie pas de foutre ta sale pitié sur moi, je suis fantastique et courageuse, je deviendrais la meilleure meneuse de l'univers ! Et tu verras que papa et maman m'adorent ! Que je suis la fille préférée de maman et qu'elle me voit déjà très haut dans le clan ! » Il n'écoutait même plus la petite, elle n'était plus rien pour lui. Il savait néanmoins qu'elle avait dû verser une ou deux larmes, lorsqu'elle s'était énervée, mais elle ne pouvait rien contre lui. Tandis qu'il pouvait faire ce qu'il voulait, l'humiliant pour que tout au monde, mais surtout, lui donnant une belle torgnolle en pleine face rien qu'avec un regard où il n'y régnait que de la pitié et peut-être une once de satisfaction. Mais il ne le fit pas. Au contraire, il se coucha dans la clairière, lassé.

Souffle du Loup se perdait dans le flot de ses pensées avec l'impression qu'il avait tout perdu. Il soupira d'abord, excédé. La journée était à peine entamée que tout allait mal, et cela promettait pour la suite. Il venait de foutre toute sa vie en l'air, à ses yeux. Et pourtant, il trouva encore les mots justes pour la congédier, tant qu'elle n'insistait pas. « — Ça va, c'est bon. Je t'avais fit que t'étais trop petite pour comprendre et tenir ta langue, mais t'es tellement têtue ... dit-il en lâchant un soupir. Il ne savait pas comment conclure, il ne trouvait plus de belles paroles, juste quelque chose de sec qui allait rester en travers de la gorge de la féline. Il avait pas envie de faire ça, parce que malgré ce qu'elle devait de faire, Souffle du Loup ne lui en voulait pas n'étant pas tellement rancunier de nature. « — Allez, vas-y, file tout dire à chaque félin du clan ce que je viens de te dire si tu as tant envie de mettre ma vie en péril. Allez, vas-y. lâcha-t-il, incitant la petite à faire une belle connerie. »

— 1109 mots —


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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   25.07.16 9:50

song of the storm, émilie simon

Elle pouvait sentir son agacement. Elle se surprit à ne ressentir qu'une vague déception. Petit Albatros ne comprenait pas comment le guerrier avait pu être aussi naïf. Ne s'était pas – t – il pas douté, ne serait – ce qu'un moment, que les chatons ne tiennent pas les promesses ? Ou que son secret était très lourd à porter pour un chaton de deux lunes ? Elle souffla. Quel imbécile. Elle se retenait de lâcher d'un ton égal qu'il était stupide, et que par pitié elle ne détruirait pas sa vie maintenant.

Mais ce n'est pas ce qu'elle fit. L'albinos n'était pas sadique. Elle ne prenait aucun plaisir à blesser autrui. Elle le faisait juste quand elle en avait le besoin, ou quand elle était agacée. Souffle du Loup ne l'avait ni attaqué, ne l'avait pas humilié, ne l'avait pas énervée. Il s'était juste contenté de lui confier le secret de sa vie, lui donnant un moyen de pression gratuit. Quel intérêt elle aurait à le détruire rapidement ? Elle préférait garder au fond de sa manche cette lame qu'elle s'empresserait à utiliser au cas où le guerrier parlerait mal de Coeur Fleuri par exemple, ou de Coeur Vaillant, Force de l'Ours, sa maman et son papa.

Non. Elle n'avait aucun intérêt à le démolir aussi rapidement. Ô combien il la prenait pour un stupide chaton -ce qu'elle était vraisemblablement-, ou qu'il la prenait pour le diable, elle ne le ferait pas. Ne serait – ce pour lui prouver le contraire. Petit Albatros adorait jouer sur les contradictions et étonner la foule. Ce qui lui plaisait davantage que de blesser autrui, c'était sentir les regards d'incompréhension. Elle était plus une changeuse de destin qu'une sadique à l'état pur.

« Ça va, c'est bon. Je t'avais fit que t'étais trop petite pour comprendre et tenir ta langue, mais t'es tellement têtue ... Allez, vas-y, file tout dire à chaque félin du clan ce que je viens de te dire si tu as tant envie de mettre ma vie en péril. Allez, vas-y. »

Elle leva son oreille gauche et son regard se changeait en deux abîmes. Elle s'en fichait bien de lui gâcher la vie. Elle s'en fichait qu'il souffre, ou qu'elle avait le pouvoir de lui ruiner la vie en deux secondes. Il n'avait pas comprit ça. Peut – être était – il trop grand pour le comprendre ? Il avait cette binarité qui constituait aux méchants et aux gentils. Petit Albatros avait perçu du mauvais dans les histoires antiques des Etoile de Feu et Etoile de Tigre avaient de bons côtés à ses yeux. Elle ne comprenait pas pourquoi elle était toute blanche, donc s'évertuait à ne pas être parfaite pour ne pas être un cliché d'innocence. L'idée qu'on lise toute sa personnalité à son physique la tuait. Elle faisait donc attention au regard intérieur, prenait tout le soin de paraître au moins nuancée.

« Tu es trop grand pour comprendre. Pourquoi ruiner un moyen de chantage aussi rapidement ? »


Elle arqua son sourcil droit, tandis que le coin gauche de sa lèvre tombait vers son menton. Les grands croyaient aux sadiques. Petit Albatros n'en avait jamais vu, seulement effleuré l'existence dans les contes qu'on lui racontait. Elle n'y croyait pas. Pourquoi tirer satisfaction à la souffrance d'autrui ?
La situation fut si cocasse qu'elle se surprit de voir son rictus se transformer peu à peu en petit rire. Souffle du Loup n'avait pas intérêt d'embêter Coeur Fleuri. Il le regretterait amèrement. Les chatons sont des boules de joie autant qu'ils peuvent proférer d'immondes malédictions. C'était là toute la puissance du rôle de Petit Albatros parmi le vent. Elle pouvait attirer la compassion autant que ruiner autrui au premier ragot.
L'albinos, alors boule de mépris et de menaces, s'approcha du guerrier. Elle prit soin de rester à l'ombre, se perchant à la frontière marquée par le soleil. C'était le noir et le blanc qui les délimitaient désormais.

« Si tu attaques, verbalement ou physiquement, Coeur Fleuri, Force de l'Ours, Coeur Vaillant, tout le clan -et pas que- saura que tu refuses de laisser le fantôme de ta sœur tranquille et quelle abominable vie tu as eu. Si tu oses encore sous entendre que mes parents ne croient pas en moi ou qu'ils sont de mauvais parents, je détruis ta vie. Si tu oses encore me regarder avec un regard compatissant ou encore pire, de pitié, je ruine ta pauvre existence. Si tu répands des malheurs sur ma famille, sache que ton histoire s'ébruitera par delà les frontières du Clan du Vent -eh oui, les assemblées-, et tu auras ta réputation ruinée dans le Clan. Adieu pour toi le rôle de meneur ou de lieutenant. »

Elle eut un petit sourire satisfait. Elle espérait avoir été claire avec lui. Elle haïssait qu'on la prenne pour plus stupide qu'elle était. Elle haïssait qu'on la pense sadique ou cinglée. Elle n'était pas une méchante dans un roman. Elle était plus une hargneuse, qui ne laissait rien tomber. Elle se retourna et regarda un arbre. Elle était encore incapable de grimper aux arbres, et tressaillait d'impatience à l'idée de commencer son entraînement. Elle voulait devenir apprentie, puis guerrière, puis grimper dans cette échelle pour atteindre les sommets. Elle écraserait les autres, elle serait une idole.

« Je ne suis pas sadique. Je ne prends aucun plaisir à faire ça. A vrai dire, ça m'embêterait même de le faire. Donc tiens ta langue et je tiens à la mienne. Ça serait bête qu'on soit ennemis dans le même Clan n'est ce pas ? »


Elle se retourna et lui tendit la patte, prenant soin d'assurer ses arrières pour ne pas tomber dans le soleil. Elle attendait qu'il comprenne le signal, qu'il l'ignore ou qu'il ait l'intelligence de comprendre que Petit Albatros n'avait aucune morale et n'obéissait pas aux conventions sociales.

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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   25.07.16 11:25


no fight for us
souffle du loup ◊ petit albatros

Souffle du Loup se demandait encore comment la petite pouvait être encore à ses côtés. Il lui avait dit de déguerpir, ne comprenait-elle donc pas le message ? Non, après tout, c'était une pauvre petite chatonne albinos. Le guerrier avait décidé de ne pas se laisser atteindre par un chaton. Il avait crut en elle, il pensait y voir une once de sympathie, mais apparemment, elle avait besoin qu'on lui serre la vis, sans quoi, elle ruinerait tout ce que se trouve sur son passage, sans exception.
Le guerrier gris pensait la faire fuir en se prélassant au soleil. Il connaissait les faiblesses de la petite même s'il ne les énumérait pas à voix haute. Il gardait cela pour lui au cas où elle chercherait, plus grande, à le nuire. Lui aussi était intelligent, mais il gardait cela pour lui, tel un secret qu'il ne confiera pas, cette fois-ci. Le félin ferma les yeux doucement, mais les rouvris aussitôt : la petite voix fluette de Petit Albatros venait de reprendre. Soupirant à nouveau, il l'écouta tout de même.

« — Tu es trop grand pour comprendre. Pourquoi ruiner un moyen de chantage aussi rapidement ? » Non, mais sérieusement. Chaton et guerrier, ça pouvait vraiment pas se comprendre. Impossible, même en étant le père du fratrie, il doutait de pouvoir les comprendre, désormais, lui qui aimait tant les chatons. Ou alors était-ce parce qu'elle était trop têtue. Souffle du Loup ne trouva rien à répondre, mais ne chercha pas non plus, refermant progressivement les yeux pour se glisser dans les bras de Morphée. Seulement, encore une fois, on l'en extirpa. « Si tu attaques, verbalement ou physiquement, Cœur Fleuri, Force de l'Ours, Cœur Vaillant, tout le clan -et pas que- saura que tu refuses de laisser le fantôme de ta sœur tranquille et quelle abominable vie tu as eu. Si tu oses encore sous entendre que mes parents ne croient pas en moi ou qu'ils sont de mauvais parents, je détruis ta vie. Si tu oses encore me regarder avec un regard compatissant ou encore pire, de pitié, je ruine ta pauvre existence. Si tu répands des malheurs sur ma famille, sache que ton histoire s'ébruitera par delà les frontières du Clan du Vent -eh oui, les assemblées-, et tu auras ta réputation ruinée dans le Clan. Adieu pour toi le rôle de meneur ou de lieutenant. » Souffle du Loup se redressa aussitôt de toute sa hauteur, valorisant sa grandeur. Il arqua un sourcil, pas trop sûr de comprendre. Elle lui faisait du chantage, là ? Et puis, qui était donc Force de l'Ours et Cœur Vaillant ? À l'entendre, on aurait dit qu'il s'agissait de ses parents. Et le grisé n'avait pas totalement tord, au fond. Qui d'autre cela pouvait-il être donc, et pourquoi serait-elle autant attachée à eux ? Encore un moins de pression sur sa petite face, encore une petite faiblesse, le mauvais intérêt de s'attacher à des chats. Le matou leva les yeux au ciel, exaspéré, et avant qu'il puisse lui répondre, elle reprit. « — Je ne suis pas sadique. Je ne prends aucun plaisir à faire ça. A vrai dire, ça m'embêterait même de le faire. Donc tiens ta langue et je tiens à la mienne. Ça serait bête qu'on soit ennemis dans le même Clan n'est ce pas ? » Elle lui tendit la patte. Mais elle était si stupide que cela ? Comment pouvait-elle croire qu'il allait accepter cela ? Ce n'était pas avec sa petitesse qu'elle croyait pouvoir faire quelque chose, tout de même ?

Il réfléchit un instant, et lui répondit, tout en ignorant sa patte : « — Eh, c'est pas à moi que tu vas faire du chantage. J'en ai rien à faire que t'en parles, après tout, j'ai plus rien à perdre. Alors, vas-y, va ébruiter mon histoire à quiconque souhaite l'entendre, si cela te fait plaisir, mais ce n'est pas toi, pauvre petite vermine qui va me faire peur, crois-moi. » Il était satisfait de ses dires, mais il n'en avait pas encore finit. Cherchant encore quelques mots, il reprit : « — Et quoi qu'il en soit, le pouvoir ne m’intéresse point. » Et ce qu'il disait était vrai, il préférait rejoindre le conseil des vétérans et ne rêvait pas de prendre la tête du clan, c'était encore tôt pour lui. Il tendit à son tour sa patte, on ne peut plus satisfait. Avec son air pitoyable, il avait réussi à trouver quelques informations sur elle. Il avait beaucoup plus de points faibles sur elle qu'elle n'en avait sur lui ; mais ça, elle n'en était aucunement au courant, fort heureusement, sinon, il savait qu'elle tenterait de retourner la situation à son avantage en tant que bonne manipulatrice. « — Ah et, j'avais oublié de te dire : moi non plus, je sais pas tenir ma langue, désolé. dit-il en reposant sa patte. » Un merveilleux rictus se dessina sur ses lèvres, puis il laissa son corps s'effondrer en douceur sur le sol de la clairière où il pouvait s'y prélasser sous le soleil du matin, tandis que la petite possédait face à elle son pire ennemi.

« — Au fait, n'as-tu jamais pensé que j'aurai pu te mentir pour te manipuler ? lâcha-t-il, les yeux toujours clos. » Bientôt, la patrouille matinale reviendrait tandis qu'il n'était assigné à aucune tâche, comme au repos pour la matinée. Au fond, il se réjouissait de ne pas être en charge d'un apprenti, il pouvait jouir d'une liberté que les mentors n'ont pas durant au moins six lunes, le temps de l'entraînement, si leur novice ne rate pas leur évaluation ou qu'il est irrespectueux au point de voir son baptême reculer. Sous l'astre flamboyant, Souffle du Loup esquissa son plus bau sourire à l'intention de la petite pour lui faire croire au mensonge qu'il tenait sur le bout de ses lèvres. Qu'il était bon d'être guerrier.

— 1044 mots —


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MessageSujet: Re: no fight for us — (petit albatros) - abandon   25.07.16 15:55

antitaxi, la femme

Il ne sortait aucun argument. Il ne disait rien qui puisse aller dans la défense. En vérité, Petit Albatros eut l'impression de voir Souffle du Loup s'embourber peu à peu dans ses propres mots. Il répétait sans arrêter qu'elle pouvait aller raconter à tous son histoire, qu'il s'en fichait. La gamine n'était pas stupide, et savait bien que son agacement était du à une certaine peur. Plus que tout, il ne semblait pas comprendre les enjeux de ce dialogue. Ils étaient tous deux sur des chemins parallèles sans vraiment se comprendre. Ils se parlaient sans s'écouter.
Plus que tout, l'albinos se sentit honorée qu'il prête autant d'attention à jouer chacun de ses mouvements devant elle. Il semblait se donner corps et âme dans cet affrontement, tandis qu'elle s'en fichait bien. Elle se dirait qu'elle a un moyen de pression au cas où, puis irait vaquer à ses occupations. Elle se fichait bien d'avoir la haine de Souffle du Loup. Un guerrier de plus, un guerrier de moins.

Elle se revêtit à nouveau de son masque désabusé. Ses yeux étaient légèrement clos, comme si ses paupières étaient tombées, petits cailloux dans une avalanche qu'elles étaient. Son sourire devint une planche de bois disposée entre ses deux pommettes. Qu'il aille parler, que voulait – il dire ? Qu'il s'en prenne à ses parents sans raison, ça serait comique.

« Au fait, n'as-tu jamais pensé que j'aurai pu te mentir pour te manipuler ?
- Je m'en fous bien. »


Elle avait répondu du tac au tac, prouvant que c'était bien une réponse venant du cœur. Elle s'en fichait bien après tout. Elle entendit de nouveau les paroles de Souffle du Loup dans ses oreilles puis elle explosa de rire, hilare comme le chaton qu'elle était. La carte du mensonge ? Sérieusement ? Plus elle y pensait, plus elle riait. Elle en avait mal au ventre. Elle devait même un moment s'affaisser au sol, recroquevillée sur elle même. C'était bel et bien tout ce qu'il avait trouvé ? Mais elle pouvait vérifier aisément si il mentait. Frères et sœurs étaient du Clan, elle avait une relation privilégiée avec Etoile Fauve et elle avait des grands parents encore vivants. Elle pourrait aller demander si il y avait bien une Fleur des Neiges ou un Patte Grise qui était mort il y a peu. Si Souffle du Loup n'avait pas lancé dans l'air les noms de sa famille, elle aurait jamais pu remonter la trace.

« Fleur des Neiges et Patte Grise donc ? J'ai des grands parents au Clan du Vent. Je vais aller leur demander si ils sont bien morts. » Elle eut un sursaut de rire, essuyant quelques larmes qui avaient coulées sur ses joues. Elle avait des crampes à l'estomac et respirait difficilement. « Merci beaucoup, tu es divertissant. Je n'aurais jamais imaginé que tu utilises la carte du mensonge, c'est tellement fantastique et ingénieux, je n'en attendais pas moins de toi. » Même face qui se transforma en poker face des plus astucieuses. « Par ailleurs, tu peux parler en soit. Attaque toi à ma tante, c'est Coeur Fleuri, la guérisseuse, je te donne même son prénom pour que t'aille l'embêter. Fais attention par contre, elle est très respectée par Etoile Fauve et n'a pas la langue dans sa poche. Parait – il, Etoile Fauve n'aime pas vraiment qu'on touche à ceux qu'il apprécie. » Elle fit mine de réfléchir. « Ah, et aussi, attaque Force de l'Ours, mon père, et Coeur Vaillant, ma mère. Vu leur caractère, tu risques de te frotter à de véritables bombes à retardement. » Elle esquissa un sourire. « Attaque moi, et je prendrais un malin plaisir à crier autant que je puisse pour attirer tous les guerriers. De plus, c'est toi qui est venu me chercher. C'est toi qui a refusé le statut quo. Tu as toute la responsabilité de la situation, Souffle de Loup. »

Elle n'était pas spécialement fière d'elle. Ou même heureuse de cette situation. Elle savait qu'elle tenait sa maîtrise du langage de sa mère et de sa tante, qui avait un don pour la répartie. Elle passait ses journées avec sa maman, à lui dire qu'elle l'aimait et compagnie. Elle n'était en soit qu'une pâte modelée à l'image de Coeur Vaillant. Elle était également riche de ses contacts. Elle était une protégée car elle était laide. C'était drôle comme situation.

« On peut aussi arrêter ici. Ce jeu devient ridicule. Je me méfie de toi. Tu n'arriveras pas à gagner ma confiance. Restons en là. Sauf si tu veux continuer ce petit échange très distrayant. Tu me sors de mon ennui. Merci Souffle du Loup. »


Petit Albatros était une femelle sincère. Au moins. Cependant, elle partait de ce point de vue défaitiste insupportable. Elle était ferme avec elle même : personne n'aurait sa confiance. Alors qu'au fond, elle était si naïve si on lui promettait mondes et beautés.

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