The Propheties Begin

Thème II - Le redoux
 
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 if you have ghost, you have everything, prio toucan - end

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Nuage d'Albatros
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MessageSujet: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   05.09.16 21:58


Pour beaucoup de guerriers, le passage de chaton à apprenti était beaucoup plus violent que celui d'apprenti à guerrier. En effet, le chaton n'a qu'une conscience limitée de son environnement. Il ne connaît pas son territoire. Il ne connaît pas son Clan si il est solitaire et préfère la compagnie de ses camarades chatons dans la pouponnière. Bien que Nuage d'Albatros connaissait son environnement familial et quelques chatons, elle ignorait ce qu'était le territoire du Vent. Du genre très patriote, elle avait juré foutre dehors quiconque le foulerait de ses pattes. Elle fronça le museau et décida d'aller se promener sur ses terres. De loin, c'était l'avantage des apprentis qu'elle préférait. Elle adorait se prélasser à l'ombre dans les pâturages, soigneusement dissimulée par les champs de maïs. Elle adorait les pierres sentinelles, elle se perchait dessus et hurlait à qui veut l'entendre qu'elle était reine d'un monde qui n'intéressait qu'elle paraît – il. Elle évitait soigneusement les hautes landes, sachant qu'il y faisait un soleil à lui faire attraper trois cancers en même temps et qui lui brûlait les yeux.

Le lieu qu'elle aimait par dessus tout était certainement le vieux moulin. L'odeur du bois défraîchi et les toiles d'araignées l'amusaient. De plus, il y faisait frais, il y avait de l'ombre partout. C'était un endroit parfait pour y jouer, se cacher, s'amuser. Pour la tête brûlée qu'était Nuage d'Albatros, le plus beau était qu'il était soi-disant hanté. Elle adorait les sensations fortes. Elle désirait avoir peur. Son rêve était de croiser un chat du Clan des Etoiles. Elle rechignait à l'idée de parler à un matou de la Forêt Sombre. Lui sauterait – il dessus ? Puis, les fantômes pouvaient – ils lui faire mal ? Elle était curieuse et tremblait d'enthousiasme. Aujourd'hui, elle avait décidé d'aller y jouer. Nuage d'Alcidé était cloué avec sa tante à la tanière de la guérisseuse et la gamine se surprenait à avoir un pincement de cœur. Elle aurait aimé avoir pour mentor Coeur Fleuri aussi.
Puis elle se souvint qu'elle avait l'honneur d'être entraînée par Etoile Fauve.
Puis tout allait mieux.

Tandis qu'elle bondissait d'une barre de métal à l'autre, elle manqua plusieurs fois de tomber, la faisant rire aux éclats à chaque fois. Elle adorait se mettre en danger. L'adrénaline libérée avait tendance à l'enchanter, à l'amuser. Elle se demandait parfois si ce trait allait s'améliorer au fil du temps. L'idée de s'imaginer en guerrière la fit frissonner. Personne ne croyait en sa potentielle survie. Elle allait finir avec des tumeurs de partout, les yeux rouges explosés. Elle s'élança sur une autre plate forme et sentit que son saut n'était pas tout à fait géré. Elle manqua de tomber d'une planche de bois en gémissant. Trop tard. La gamine tomba à terre dans un nuage de fumée.

Manque de chance, ce fut sur un matou. Il était petit, gris, l'air profondément stupide et ennuyé. Ou ennuyeux. Elle n'allait pas tarder à le savoir. Le pelage plein de poussière, elle poussa un cri de surprise. Sa fourrure si blanche, salie ? Jamais. Elle se passa quelques furieux coups de langue pour se débarrasser de la saleté, le museau froncé. En attendant, l'autre n'avait pas bougé. Elle continuait. L'autre ne bougeait pas. Elle aurait eu le temps d'aller se chercher une proie pour la manger face à lui, elle pariait qu'il n'aurait pas bougé. L'agacement finit par l'envahir et ses griffes sortirent légèrement de ses pattes blanches.

« Bon, tu vas me dire ce que tu fous là à la fin ? Je pensais que t'étais un minimum futé, que t'allais t'expliquer avant. » Elle soupira, ennuyée. « Quel dommage, je me suis trompée visiblement. »

Son sourire s'étirait sur son visage tandis que ses griffes étaient désormais entièrement sorties. Si le gaillard ne partait pas de ses terres d'ici quelques minutes, elle avait, certes, conscience de n'avoir aucune chance face à lui. Même si ce dernier n'avait aucune formation, elle avait la vitesse mais non la force physique. Elle n'avait pas encore les techniques. Il y avait forcément un moyen.

Ah oui. En effet. Y en avait un. Elle allait besoin d'avoir des cordes vocales. Le moulin était juste derrière son camp. Elle n'avait qu'à … Elle fit un signe de patte au félin, pour qu'il s'exprime, fasse quelque chose, avant de soupirer. Elle ouvrit la gueule, laissant un cri suraigu en sortir, un cri à glacer le sang.
En espérant que l'inconnu comprenne qu'il était désormais en danger, qu'une patrouille allait venir, et que si le cri continuait, ils allaient prendre l'appel au sérieux. Il se devait d'être réactif. Nuage d'Albatros rit intérieurement. C'était drôle comme situation.

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   13.09.16 20:45

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Faim. La faim le dévorait. Elle tordait ses boyaux, suçait la moelle de ses os, se délectait de ses tendons, savourait la douceur de ses sucs gastriques. La faim s’était drapée dans le manteau de sa fourrure, elle prenait ses aises. Il l’entendait susurrer. Just call my name, 'cause I'll hear you scream, lui murmurait-elle à l’oreille.

La faim avait eu raison de lui. Elle l’avait sorti de ses retranchements, elle l’avait poussé hors de son Verger, elle l’avait chassé de son territoire. Elle avait fait de son fief un désert. Elle avait caché les souris. c’était la seule solution, elle voulait qu’il parte en quête pour la satisfaire, obey your master, il avait obéit.

Ses pas l’avaient mené près d’un vieux moulin. L’endroit n’avait pas l’air entretenu, des barres de métal pointaient ça et là. Le bois était en mauvais état, les araignées avaient envahi l’endroit. L’ombre régnait en maître. Il pourrait se tapir lors de sa recherche de proies, il se fonderait dans la pénombre, ses mâchoires distilleraient l’agonie parmi les souris et campagnols. Voila ce qu’il avait en tête, présomptueux qu’il était.

Quand il arriva aux alentours du vieux moulin, il fut saisi d’un mauvais pressentiment. La bâtisse ne lui disait rien qui vaille, mais la faim le poussait. Vraiment, il lui semblait que quelque chose n’allait pas avec cet édifice. Il n’était pas superstitieux pourtant – en tout cas, il n’avait pas le sentiment de l’être – mais il lui avait semblait entendre des bruits anormaux. Des pas précipités, des éclats rires, des craquements suspects. Non, il n’avait pas peur. Il n’était juste pas très rassuré.

Il pénétra dans le bâtiment, se coulant dans l’entrebâillement de la porte. Ses yeux s’accoutumèrent vite à l’obscurité, et il fut vite capable de discerner les poutres et traverses qui formaient le moulin. Soudain, il capta du coin de l’œil un mouvement fugace. Un éclair blanc dans la pénombre. Puis un bruit d’impulsion, du bois qui geint. Il n’avait pas peur. Les fantômes n’existent pas. Il n’avait pas peur. Les fantômes n’existent pas. Il n’avait pas

Ses poumons se vidèrent de tout leur air. Il se releva à grand peine, aspirant goulûment un peu d’oxygène, chose difficile compte tenu de la masse phénoménale de poussière soulevée par la chute de la chose. Il essayait de comprendre ce qui lui été arrivé, mais il ne voyait pas bien à travers le nuage blanchâtre qui s’était formé. Et il se figea. Cette fois, oui, il avait peur. Une créature blanche comme la mort le fixait de ses yeux rougeâtres. Elle allait manger son âme. Les fantômes existent, il en avait un devant ses yeux. Il n’imaginait pas les fantômes faire leur toilette, mais pourquoi pas. Il n’imaginait pas les fantômes si petits, mais pourquoi pas.

« Bon, tu vas me dire ce que tu fous là à la fin ? Je pensais que t'étais un minimum futé, que t'allais t'expliquer avant.  Quel dommage, je me suis trompée visiblement. »

Il n’imaginait pas du tout les fantômes parler. Pas avec cette voix perçante. Ce n’était donc pas un fantôme. Bien sur que ce n’en était pas un. Comment avait-il pu se laisser aller à tant de mysticisme ? Tandis qu’il s’interrogeait sur sa faiblesse - momentanée, évidemment – et sur la nature de l’apparition, ladite créature lui souriait à se tordre la gueule, et lui faisait des gestes de la patte.

Il avait compris. La créature n’existait que dans son esprit. Une hallucination. Un Delirium Tremens dû au manque de sexe. C’était une épreuve, il devait vaincre ses pulsions. Il devait les sublimer.

L’hallucination poussa un cri à glacer le sang.
Ce n’était pas une hallucination.

C’était un vrai chat. Laid à faire peur. Au moins, ses pulsions pouvaient rester tranquilles. C’était un putain de vrai chaton qui lui déchirait les oreilles de son cri strident. En ce cas, il n’y avait pas à se poser de question. La méthode la plus simple pour faire taire ce chaton serait la plus rapide, et dans le cas de Toucan, la plus violente, bien que l’idée d’approcher son délicat corps de la monstruosité hurlante le révulsait. Frapper un chaton ne lui posait aucun problème éthique – Toucan n’est qu’un animal – mais s’imposer le contact avec cette bête le dégoûtait.

Sans plus de cérémonie, il bondit sur la jeune chatte, et lui faucha les deux pattes avant. Mange la poussière, monstre. Il lui enfonça le crâne dans le plancher. Mange des vers de bois, immondice.

Le cri s’était éteint.

« C’est mieux quand tu fermes ta gueule. Maintenant dégage, erreur de la nature, va faire pleurer des miroirs plus loin. Tu me dégoûtes. »

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Nuage d'Albatros
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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   13.09.16 22:00

fuckers, savages

Et il restait planté là. Avec son air d'ahuri qu'elle aurait aimé rayer d'un coup de griffe. Elle aurait apprécié le bouger, lui tracer des yeux vivants avec ses crocs, lui tirer un joli sourire avec ses griffes, le rendre grand à l'aide de ses pattes arrières. Elle aurait aimé lui rendre un aspect moins bêta, plus viril, moins perdu, plus sûr. Au contraire, il demeurait là, lampadaire clignotant, londonien sous la pluie, lumière inutile. Il l'agaçait. Nuage d'Albatros était facilement agacée. Il était l'allégorie du poteau. Nuage d'Albatros se prenait toujours les poteaux. Les yeux totalement fermés, elle était occupée à produire le plus de volume sonore, la tonalité la plus aigue et insupportable, histoire que son cri d'aide se propage au delà des frontières, jusqu'à son camp. Avec un cri pareil, articulé sur des à l'aide ou des au secours, elle s'attendait à voir sa mère arrivée, furieuse, avec sa force inquiète de femelle. Elle allait se transformer en monstre de vengeance, hurler des « t'as osé toujours ma fille ? ». Pour une fois, Nuage d'Albatros était contente d'être maternée. Coeur Fleuri allait peut – être accourir aussi, et fusiller l'autre du regard. Elle allait lui asséner deux répliques bien trouvées, et appeler Etoile Fauve.
Et son mentor allait arriver. Il allait arriver, avec ses airs de poupée désarticulée, ses membres infinis, ce Giacometti vivant, ses neufs vies derrière lui. Et il …

Et il rien. Nuage d'Albatros fut projetée au sol. Elle chuta une première fois, la tête se cognant violemment contre le sable du moulin. Elle sentit après une patte se poser sur sa tempe, exerçant une pression des plus incommodes. Pour parler en terme commun, Nuage d'Albatros était dans la merde, et même le plus parfait des imbéciles s'en serait rendu compte. Sa tête à travers le plancher, elle comprit rapidement que si elle tentait de se débattre, elle allait vite se faire exploser. La gamine avait peut – être un besoin effréné d'adrénaline et de danger, elle n'était pas inconsciente. Quoique.
On se mit à se poser des questions quand elle explosa de rire, tout simplement, les yeux exorbités par la joie. Elle était en danger bon sang. Elle avait appelé son camp. Elle allait déclencher une bataille. Son cœur s'emballa et son rire s'intensifia d'avantage en entendant la réplique de l'autre. Des insultes.

Des insultes.
Des putain d'insultes. Vraiment ?

Elle renifla deux secondes l'odeur et en vue des répliques de l'autre, de son manque de patience, de sa bêtise naturelle et de sa délicate odeur de fumier, elle put en déduire qu'il était solitaire. Il ne sentait pas le lapin, ni le poisson, ni la sève, ni les marais. C'était un out-sider, un imbécile heureux qui, non content de se dire marginal et en dehors de toute société, allaient pinailler sur ceux qui avaient réellement la vie dure à se contenter d'un territoire. C'était un gratteur social, un déchet, une pourriture, un furoncle. Il était plus bas que la tête d'Alby dans l'estime de l'albinos, et sa réciprocité, elle s'en tamponnait clairement.

« On n'a pas le droit à la parole quand on est un gratteur de territoire. Retourne sur tes terres ou arrache moi ma jolie fourrure blanche de chaton alors, rends toi utile, fais le seul truc que tu sembles savoir faire. »

Elle cessa de se débattre et son rythme cardiaque s'accéléra. Elle était en sale posture, elle voyait les toiles d'araignées entassées depuis des lustres. Elle sentait la poussière dans ses narines, elle ne voyait que par rayons le soleil. C'était excellent. Elle en rit. Il était ridicule.

« Avant de faire ton caïd des trottoirs -vu que tu n'as pas l'air de valoir plus que ça à en juger tes répliques de haute qualité-, apprends les territoires. Être un solitaire n'excuse pas l'ignorance mon chéri. Y a-t-il d'autres choses que tu ignores ? Que le camp du Vent est à côté peut – être ? Que toucher à un chaton est une preuve de ta lâcheté apparente ? C'était quoi ta prochaine étape ? Venir piocher dans nos proies car t'es incapable de te démerder seul ? » Elle marqua une pause. « Regarde toi. Si avoir un peu de ton honorable estime est te ressembler, je suis bien contente de te dégoûter. Je peux te dégoûter encore plus si tu veux, fais moi ce plaisir, petit solitaire. »

Elle se dandina, passant sa queue sur la joue du solitaire d'un air joueur. Elle ne le voyait pas, la tête dans le trou du plancher à respirer toutes les particules volatiles. Elle avait conscience de jouer avec sa vie, elle avait confiance en son Clan. Puis elle mourait, elle trouvait que mourir tuée par un solitaire était une mort sympathique. Elle serait morte digne, fabuleuse. Elle serait morte égale à elle même, provocante. Elle serait morte avec la tête dans le plancher. La décapiterait – elle ? Il avait un angle parfait.
Elle n'avait pas d'instinct de survie non. Elle n'avait pas non plus de conscience de survie. Elle n'avait rien si ce n'était que ce besoin de se sentir vivante, en danger. Actuellement, elle se sentait beaucoup plus vive que lorsque qu'elle mangeait. Elle mesurait la chance qu'elle avait, et comment elle pouvait la perdre à tout moment, ici, entre les pattes d'un cinglé. C'était fabuleux.

« A moins que monsieur ne parle pas, à moins que monsieur ne préfère utiliser ses pattes et la violence grossière. Monsieur n'est pas très drôle. Monsieur est plat. Monsieur est prévisible. Frappe moi donc, si c'est ce que tu sais faire, solitaire. Mais sache que ma fourrure est blanche et mon camp à côté. »

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   04.10.16 18:49

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   04.10.16 20:46

causes du hide:
 


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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   11.10.16 21:45


C’est fou ce qu’un si petit corps peut vomir. Elle crachait sa rage, elle crachait sa peur, sa morgue et presque son cœur. Toucan resta de marbre. Elle avait touché un ange nucléaire, elle se brûlerai les yeux. Crache ma fille, crache ta terrestre condition. Crache car tu n’es rien. Elle tremblait, petite lueur dans la bourrasque, ses larmes allaient l’éteindre.

« Ne m'aide surtout pas du coup. L'aide ça commence par la toilette aussi. »

Au moins, il lui restait un peu de sens de l’humeur – du moins, Toucan interprétait ainsi ses dernières paroles. Mais qu’elle se rassure, l’idée même de la toucher, d’approcher sa langue de sa fourrure, le dégoûtait profondément, ce qui pourrait sembler paradoxal au regard de la leçon charnelle qu’il venait de lui infligeait. Non, décidément, il ne voulait pas avoir affaire à la gamine, que ce soit avec son extérieur ectoplasmique ou avec son intérieur bariolé. Elle était un os blanchi, un croc luisant, la lune. Elle se couvrait d’immondices. Il s’attendait à la voir mourir d’un instant à l’autre, et à ce que son âme noircie, rongée par la rage, lui sorte du thorax.

Il ne voulait plus la voir.
Elle l’amusait.

« T'as rien à m'offrir de plus que le Clan du Vent, de toute manière. Ils me formatent, ils sont le seul à le faire, jamais tu n'y arriveras »

Il avait la liberté. Il avait la beauté de l’action choisie, du désir absolu et assouvi, d’une terre infinie. Il pouvait lui offrir une vie de vadrouille, une vie de glaneurs, ils s’ébattraient auprès de chariots de foin, chasseraient sans limite, mangeraient le soleil. Ce serait l’aventure, les proies fraîches, la rosée et les roseaux. Et il avait ses mots, leur charme bizarre, tordu, craquelé. Il avait des fêlures dans le verbe, des accents de vérité, des flashs de lucidité. Elle le suivrait, tôt ou tard, il le sentait dans sa moelle osseuse.

« Pervers. »

Ses yeux s’allumèrent. Une douce chaleur lui remonta du fond des tripes, elle lui éclairait les boyaux ; il sentait qu’il luisait. Ses prunelles étaient des phares trouant l’obscurité du moulin. Un pervers. Aussi simple que ça. Un putain de pervers, voila donc tout ce qu’il représentait pour elle. Pervers. Il aimait cette sonorité, c’était un mot court, un gribouillis, une attente. Pervers. Il le porterait comme un étendard.

Elle pleurait, il brillait. Ils allaient devenir Auguste et Pierrot, le clown blanc. Le pervers et son monstre de foire. Ils seraient un duo d’enfer.

« Toute façon personne ne m'aime mais c'est pour ça que je les niquerais tous en leur prouvant que je peux faire ce que je veux ! »

Elle avait de la détermination, mais pas de style. Trop vulgaire. Ça pouvait s’arranger. Toucan se sentait tuteur, il aiderait cette jeune pousse blanchie à la chaux. Il la ferait grandir, il pourra la modeler, quoi qu’elle en dise. Ses moustaches en frétillaient d’excitation. Elle deviendrait son âme damnée, son diable dans la boite, sa petite albinos. Elle avait tort, il finirait bien par l’aimer – non pas pour elle, non pas pour son corps, mais pour sa hargne.

« Puis toi je t'aime pas t'es méchant. »

Cette dernière réplique se noya dans les larmes – elle était devenue une fontaine. Elle était candide, ce n’était qu’un chaton qui se donnait des grands airs. Elle prétendait être un chevalier vaillant, mais son armure immaculée l’empêchait de se mouvoir. Sa dichotomie entre Bien et Mal sonnait tellement chevaleresque, c’en était risible. Pour ses yeux sanglants, Toucan voulait bien être le Malin, si cela lui faisait plaisir – sans compter l’attrait irrésistible du mauvais côté.

« Tu sais ce qu’on dit gamine : si tu veux être libre, embrasse le Mal. Voilà ce que je te t’offre : le vent dans ta fourrure, l’absence de limites. Le pouvoir de maîtriser ta vie. Avec moi tu ne serais pas limitée par ton pauvre corps, cette carcasse hideuse que tu traînes. Tu pourrais te sublimer. Prendre ton envol. Choisir la vie. »

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Dernière édition par Toucan le 20.10.16 20:26, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   17.10.16 21:22

clock tick, wax tailor

« Tu sais ce qu’on dit gamine : si tu veux être libre, embrasse le Mal. Voilà ce que te t’offre : le vent dans ta fourrure, l’absence de limites. Le pouvoir de maîtriser ta vie. Avec moi tu ne serais pas limitée par ton pauvre corps, cette carcasse hideuse que tu traînes. Tu pourrais te sublimer. Prendre ton envol. Choisir la vie. »

Elle leva un sourcil en guise de questionnement. Choisir sa vie ? Avec cet énergumène ? Il s'était passé dix minutes sans que rien de suspicieux ne se soit passé avant qu'il se définisse comme le Mal. Embrasser le Mal ? La vision de cet être la dégoûtait.
Mais il avouait qu'elle était laide. Et c'était un bon point pour lui. Elle sentait qu'après cette déclaration et, même, cet acte immonde qu'il avait simulé, il avait une franchise insolente. Il avait le courage de faire ce que tous voulait faire pour agrémenter son argumentaire peut – être. Elle remua les oreilles et songea à son offre. Soudainement, elle fut comme scindée en deux, entre l'envie de tenter par provocation, mais également une sorte de séduction qu'elle n'assumait pas. Le Mal attirait. C'était honteusement qu'elle avouait que le Serpent la tentait avec ses arguments à base de courage éternel et de liberté sans limites. Elle savait qu'il la trouvait laide et qu'il avait conscience que son corps la limitait beaucoup plus qu'elle ne se l'admettait. Contre toute attente, ce pervers venait de lui offrir la possibilité de vaincre ses peurs et exploser ses limites pour devenir l'albatros qu'elle était censée être. Ingénieux. C'était avec un sourire de travers qu'elle débattait seule avec elle même, se demandant quel était le mieux entre la peste et le choléra. L'une était contagieuse et touchait tout le monde, et l'autre plus personnel. Elle grimaçait. « Le pouvoir de maîtriser sa vie ». Elle voulait pouvoir affirmer haut et fort que ses ambitions étaient les siennes et se forger son avis. « Tu pourrais te sublimer ». Elle, la laide ? Devenir sublime ? Elle sentait des ailes lui pousser et une vague de chaleur l'envahir. Lui promettait – il de devenir royale ? Elle serait enfin cette femelle forte et lumineuse qu'elle souhaitait être. Qui sait, elle pourrait prendre sa revanche sur la vie, affirmer haut et fort que tout était possible et, de ce fait, trancher le cou à toutes ces vipères. Son cœur se gonflait progressivement, tandis qu'une autre partie de sa tête tenait un autre argumentaire.

Il avait proféré des mots immondes, lui avait manqué de respect et venait de souiller son égo de la plus rustre des manières. D'où venait – il, avec ses mots bien choisis et sa qualité d'orateur, à prêcher la bonne parole tel un croyant alors qu'il ne l'appliquait pas lui même ? C'était risible. Il était qu'un solitaire, une brute, il l'avait fait saigné. Le sang qui coulait le long de son menton commençait déjà à coaguler lentement, arrêtant de tâcher sa fourrure blanche. En revanche, elle était toujours une vulgaire poupée de chiffon, avec sa bile le long du museau et ses yeux injectés de rouge. Elle tremblait en continuant à se laver. Prendre le plus de temps possible. Toujours. Tenter de paraître la plus lente du monde pour faire sa toilette. Gagner du temps. Pour réfléchir. Encore. Ne pas faire de bêtises. Pas encore.

« Je connais personne qui offre ce genre de service gratuitement. Tu vas pas me faire croire que t'es un bon guerrier bien noble non plus. Tu demandes quoi en échange ? Mon corps ? Jamais, pas avec un pervers de ton espèce. »
Elle soupira. « Vous êtes pas du genre altruiste, chez vous. »

Son animosité s'était calmée, et elle était à présent empreinte d'une profonde curiosité. On sentait qu'elle était tel un chaton, à tâter les dangers en extérieur pour éviter de faire une bêtise. Cependant, n'oublions pas que Nuage d'Albatros est naive, et qu'elle avait d'ores et déjà signé son arrêt de mort. Elle n'avait besoin que de quelques coups de marteau pour enfoncer le clou de sa décision. Elle allait vendre son âme à Méphisto, telle une Faust, contre ce qu'elle n'était pas. Elle allait devenir libre et forte grâce à Toucan, et puissante et rapide grâce à Etoile Fauve.
Elle ne mesurait pas encore les circonstances de son acte. Comment le Clan du Vent le prendrait – il ? Elle n'avait qu'une connaissance en extérieur des frontières voyons. Jamais rien de l'ordre du relationnel. Quoi de plus naturel d'aller connaître l'ennemi pour mieux l'exterminer, allait – elle dire tout haut devant les autres ?

« Voyons comment tu t'appelles déjà. Je fais pas confiance aux anonymes ... »

Son ton fut plus provocateur, et déjà sa babine supérieure découvrit ses canines pour offrir à Toucan un demi-sourire plein de hargne.

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   23.10.16 17:50

miss chang
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Elle n’avait jamais été aussi laide que quand elle souriait. Elle dévoilait des dents encore un peu rougies, qui luisaient d’une façon malsaine au milieu de son visage encore poisseux. Et d’une laideur lente de surcroît : elle lui imposait ses mouvements en stop-motion, elle déliait et contractait son petit corps de lâche - de faible d’harpie de chaton.

« Je connais personne qui offre ce genre de service gratuitement. Tu vas pas me faire croire que t'es un bon guerrier bien noble non plus. »

Deux points pour l’erreur de la nature. Elle se devait d’avoir un soupçon d’intelligence pour compenser son corps. Mais la question de la noblesse n’en était pas une pour le petit galet : quel était l’intérêt de l’honneur, soi cet honneur l’empêchait de faire ce qu’il voulait ? La seule limite morale qu’il se posait, c’était la sienne – il ne ferait rien qui puisse le mener à la mort ; du moins pas pour l’instant. Fuir, ramper dans la poussière, se prostituer – actes de bravoure si sa survie en dépendait.

Toucan n’aimait pas les chats assez stupides pour mourir au nom d’idéaux.

« Tu demandes quoi en échange ? Mon corps ? Jamais, pas avec un pervers de ton espèce. »

La boule de poils n’avait rien à craindre, Toucan ne la toucherait pas. Cela leur faisait une base d’entente cordiale : jamais rien de sexuel n’arriverait entre eux, aucun contact. Rien. Le néant. Le monde pouvait brûler, il ne l’approcherait pas. Il tenait à son âme, et sentait que les prunelles rougeoyantes du chaton la lui dévoreraient s’il n’y prenait pas garde.

« Vous êtes pas du genre altruiste, chez vous. »

Le « vous » n’existe pas ma fille, le pauvre erre que tu as devant toi est seul comme les pierres – et triste comme ses congénères minéraux, même s’il cache son désespoir derrière les appétits en tout genre. Quant à l’altruisme, c’est une autre histoire. Il est bien difficile de lire des les puits de noirceur que sont les yeux du petit ce qu’il pense ; ses yeux sont éteints.

« Voyons comment tu t'appelles déjà. Je fais pas confiance aux anonymes ... »

Il cligna des yeux. Il s’assit. Il était devenu une petite statue de sel.

« C’est tout à ton honneur, gamine. Moi c’est Toucan, et toi ? »

Un sourire lubrique vint lui défigurer le visage. On lui clouait une sale expression en travers de la gueule.

« Et ne t’inquiètes pas chaton, je ne te toucherais pas. Jamais. »

Le sourire tomba. Un masque d’avidité le remplaça : yeux en demie lune, mâchoire serrée, muscles tendus. Il savait qu’il ne lui ferait pas plus qu’il ne l’avait déjà fait.

« Mais tu as cependant raison, je ne vais pas t’aider pour l’amour du geste. Enfin, je ne te demande rien de bien délirant : nourriture, combat et entraînement. Un peu de ton temps contre de la liberté en shoot pur. Un peu de ton sang pour faire tes preuves. Un peu de ton cœur pour moi. »

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   23.10.16 21:39

hope, we came as romans

Toucan. Toucan et toi ? Elle s'imaginait lui répondre d'un air métaphysique, la bouche en planche de bois, avec les sourcils en arc en ciel. Nuage d'Albatros tout court allait paraître froid. Elle n'avait pas besoin de l'être. Elle devait suffisamment avenante pour lui montrer qu'elle n'avait pas de rancœur cachée, bien que ce soit faux. Elle devait avoir l'air adulte en tant qu'apprentie, et c'était le plus dur. Quand elle essayait de prendre un air hautain, elle paraissait plus ridicule qu'autre chose. Elle était clairement perdue, et en une question, le caillou l'avait déstabilisée. Ses yeux s'agitèrent de gauche à droite, la bouche légèrement entrouverte pour laisser tomber le sang qui en coulait encore. Elle avait faim. Elle se sentait faible. Si elle tombait dans les pommes, elle ne s'étonnerait pas. Son museau se fronça et son sourire se terra dans le creux de ses pommettes pour offrir une moue dubitative. Hrm. Que faire.

« Nuage d'Albatros, on est deux oiseaux visiblement. »

Elle se surprit elle-même. Elle ne se remerciait pas spécialement, trouvant sa réplique un peu faiblarde. Elle se sentait épiée par Toucan, qui la regardait de manière fourbe. Visiblement, il ne voulait pas son corps. Non. Ce qu'il voulait était beaucoup psychique et spirituel.
Il voulait en faire son amie, son élève, l'élever. Avait – il eu un passé difficile, qui le poussait à prendre les chatons sous son aile ? L'avait – elle offenser d'une quelconque façon, révélant son aspect le plus immonde ? Dans ses yeux naissait une constellation. Avait – il la force de l'élever au dessus des autres? Il était lui aussi un oiseau, après tout. Il avait l'audace d'accepter l'étrange, et se nourrissait seul depuis longtemps.
Etait – il fiable ? Elle tira une moue. Elle ne lui attribuerait pas non plus une confiance aveugle pour le moment, du moins c'est ce qu'elle pensait. Tandis que son âme était peu à peu vendue au Malin, elle se sentait aspirée par son ambition et sa naïveté. Peu à peu, la harpie se transformait en poupée de chiffon entre les pattes d'un hédoniste de première classe. Elle attendait le moment où il l'a jetterait sans crier garde.

« Mais tu as cependant raison, je ne vais pas t’aider pour l’amour du geste. Enfin, je ne te demande rien de bien délirant : nourriture, combat et entraînement. Un peu de ton temps contre de la liberté en shoot pur. Un peu de ton sang pour faire tes preuves. Un peu de ton cœur pour moi. »

La nourriture ? Son monde s'écroulait. N'était – il pas autosuffisant ? Rongée par le doute, elle sentit ses oreilles s'agiter d'incompréhension. Combat ? Il voulait se battre avec elle ? Lui aussi aimait le combat ? Elle frétilla et sa queue s'agita en l'air. Il sentit ses griffes crisser le sol. Quel dommage qu'elle soit aussi faible. Elle lui aurait montré les bases de son apprentissage, comment filer rapidement, elle l'aurait peut – être impressionnée. Elle se voyait désormais comme une sorte de princesse guerrière, elle voulait être admirée par le caillou. Qu'il remarque les bienfaits du Vent, et ce qu'il pouvait lui apporter. Elle lui donnerait son sang s'il voulait se battre, et son cœur ? Non. Elle n'allait tout de même pas apprécier un être aussi immonde, tout de même. Il était solitaire, n'oublions pas. Il avait des choses à lui offrir, et pour le moment c'était ce qu'elle remarquait et ce qui l'attirait.
Elle tremblotait, se posant de grandes questions existentielles. Elle avait conscience d'avoir une décision à prendre. Elle ne pouvait pas fuir. Nuage d'Albatros était confrontée à son futur elle. Allait – elle être un être fébrile ou puissant ? Rapidement, elle commençait à voir un schéma se dessiner. Si elle acceptait, Toucan pouvait lui apporter quelque chose. Si elle refusait, elle allait l'avoir en potentiel ennemi. Avait – elle envie de l'avoir en ennemi alors qu'il lui tendait la patte ?

Non.

« Entraîne moi, battons nous quand je serais en état. J'accepte et je te promets de t'apporter sang et cœur. Que je te fasse payer ton côté dégueulasse, aussi »
, ajouta - t - elle avec un petit sourire de coin qui transpirait la sympathie.

Elle sentait les fils tenus par Toucan s'élever autour d'elle, levant ses pattes et animant sa bouche.

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   24.10.16 1:44


« Nuage d'Albatros, on est deux oiseaux visiblement. »

Le toucan exotique et inadapté ; l’albatros cloué au sol et baudelairien. Ils allaient former une paire mémorable. Autant le galet s’était choisi son propre nom, autant ce n’était pas le cas pour le chaton. Le caillou eut un élan de sympathie pour cette gamine, qui portait un patronyme bien lourd pour un si frêle corps. Une chose bien rare dans le morne paysage sentimental de Toucan.

Mais la petite avait l’air ferrée. Elle avait les yeux comme des soucoupes, de petites lumières rougeoyaient dans le fond de ses prunelles. Les lueurs dans ses pupilles papillonnaient un peu, à mesure que son raisonnement progressait. Puis elles se stabilisèrent ; il était la lampe qui verse la lumière, elle n’attendait que ses paroles pour l’emplir de clarté.

Elle avait pris une décision.

« Entraîne moi, battons nous quand je serais en état. J'accepte et je te promets de t'apporter sang et cœur. »

Surprenant. Elle s’était soudainement rassérénée. Raison et Bon sens lui étaient apparues, battant dans une psychomachie d’anthologie Coup de sang et Hystérie. Elle était bien solennelle, elle avait compris : ils passaient un contrat, un contrat qui les lieraient jusqu’à ce que mort s’en suive, un contrat qui s’embourberait sans doute dans le sang – celui qui lui réclamait – et les larmes - celles qu’elle verserait. Un contrat plus fort que les liens de la famille, du Clan ou de la couche partagée.

Un contrat au dessus de tout ce qu’elle pouvait s’imaginer.
Toucan n’était plus plus avancé qu’elle en réalité.

« Que je te fasse payer ton côté dégueulasse, aussi. »

Son sale sourire ne trompait pas, elle blaguait. Toucan était stupéfait par la rapidité d’adaptation d’Alby : en quelques minutes, elle était passée de l’arrogance à la terreur, puis à l’indécision et à la joie contenue. Les chatons. Des êtres bizarres. Toucan, lui, n’était pas d’une profondeur folle : mutique et faible durant ses premières lunes, puis violent et lubrique une fois enfant unique ; il avait toujours été unilatéral, peu enclin au changement, aussi, la versatilité de Nuage d’Albatros le consternait.

Au moins elle était drôle. Ça leur faisait un deuxième point commun, voire un troisième vu la joie frétillante qu’elle avait manifestée quand il avait évoqué les combats à venir. Et elle était assez docile semble-t-elle, à plier ses petites oreilles au rythme de ses demandes – il appréciait. Pour une fois que les choses se passaient relativement selon ses désirs.

« Chaton, le côté dégueulasse, va falloir faire avec, je te demande pas de t’arracher les yeux moi. » miaula-t-il d’une voix mi-moqueuse, mi-riante. « Du coup, Alby – pas de soucis pour que je t’appelle comme ça ? - j’attends de toi de la détermination, mais je suis sûr que tu en as à revendre, et comme convenu je t’emmène au dessus des gens. »

Il espérait que de la petite flatterie scellerait leur pacte, sans trop craindre que la petite ne la décèle. Elle avait l’air trop extatique pour cela.

« On va faire de grandes choses ensembles. »

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   01.11.16 20:41

nutmeg, infected mushroom
C'était un monde qui s'ouvrait à elle. Elle sentait son corps flotter sous l'effet de l'adrénaline. Elle allait certainement enfreindre la loi, devenir quelqu'un, goûter à l'Interdit. Il était évident que le Mal était attirant, et à voir le visage carnassier de Toucan et ses promesses de liberté, la naïve était directement prise au piège. Proie dans la toile de l'araignée solitaire, elle n'attendait que le moment où elle allait se faire vider de toute substance vitale, après avoir été un pantin docile et efficace. Elle avait conscience de faire le mal. C'était sa soif de reconnaissance qui l'animait, sa rage de vivre, sa colère envers son Clan. Ces sentiments, pourtant minoritaires dans son cœur, venaient de se réveiller, exaltés par le laïus de Toucan. Elle était soudainement requinquée et habitée par une force venue de sa haine, de sa colère, de sa hargne.
La détermination.
La détermination aveugle, la détermination qui faisait de grandes choses, mauvaises comme bonnes. Les yeux brillants, elle écoutait le caillou la flatter, l'appeler par de petits surnoms affectifs. Personne ne l'avait appelé Alby, se dit – elle. Après tout, un tel surnom était une drôle d'idée. La gamine s'en fichait. Il fallait gagner sa confiance. Sa détermination allait la mener aussi loin que Toucan allait la pousser.

« On va faire de grandes choses ensembles. »

La phrase, aussi cérémonieuse qu'elle soit, l'électrisa. Elle était décidément trop faible pour bouger. Le petit corps frêle qu'elle était s'anima doucement, déboîtant ses épaules une après l'une. Elle rit légèrement, un sale sourire au visage. Elle était devenue une sale poupée de neige. Elle se redressa, tentant d'être un minimum digne. Il l'avait mise en position de faiblesse. Elle se promettait qu'elle ne se laisserait plus faire à l'avenir. Elle allait lui prouver qu'elle valait le coup, qu'elle avait la force de le dégommer, bien qu'il soit plus âgé. Elle avait la rapidité. Elle avait la détermination malsaine. Elle allait faire de grandes choses.

« On se dit aux Falaises dans trois jours ? » Son sale sourire barrait son visage, montrant ses crocs. « Ils se battent pas, au Vent. »

Son museau se fronça et elle examina physiquement son futur mentor spirituel. Il était relativement petit, semblait sec. C'était une statue de nerf, se battant avec sa colère et non pas avec des techniques particulières. Il était un bagarreur des rues tandis qu'on l'entraînait à maîtriser un art martial rapide et efficace. Cette comparaison, propre au monde humain, présentait bien la chose. Il allait lui apprendre la hargne, en plus de la technique. Là où on apprenait le sang froid au Vent, les coups de sangs seront maître avec Toucan.
Tant mieux.
Elle allait enfin pouvoir s'amuser.

Deux frémissements des oreilles, trois boitements, une toilette finie, elle se releva. Adressant un regard qu'elle espérait calme -et qui fut surtout ridicule de comédie-, elle se retourna vers son camp. Un coup de tête, elle invitait le solitaire à se retirer. Elle allait se poser quelque part, simuler une mauvaise escapade à base de chasse ratée, et se pointer chez Coeur Fleuri avec la bouche en cœur.
C'était une bonne idée. Oui.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   04.04.17 21:37

Juste une petite curieuse qui veut voir le hide <3

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MessageSujet: Re: if you have ghost, you have everything, prio toucan - end   

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