The Propheties Begin

Thème II - Le redoux
 
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 [BLIZZARD] Deux charbons et un flocon - abandon

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Rivière Sombre
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MessageSujet: [BLIZZARD] Deux charbons et un flocon - abandon   14.03.17 23:38

Le lieutenant cacha sa déception devant les maigres prises de la patrouille, qui furent immédiatement apportées aux reines. Avec un tel blizzard, suivre la moindre piste devenait un véritable défi, plonger dans une rivière pouvait rapidement mener à l'hypothermie, lorsque l'eau n'était pas carrément gelée. Néanmoins, les chasseurs ramenaient des proies. Sans s'enfoncer dans un optimisme stupide, il fallait se concentrer sur les bons aspects. Il félicita les chasseurs, proposa à ceux qui en avaient encore l'énergie d'aider aux fortifications. Des regards dubitatifs se fixèrent sur lui, néanmoins, il obéirent et allèrent aider aux fortifications, avec la promesse sous-entendue que les prochaines prises seraient pour eux, puisque les reines avaient été nourries. Restait à les attraper, ses damnées proies.

Il regarda autour de lui à la cherche d'un compagnon de chasse et repéra l'ô combien fébrile Charbon Ardent. Très bien ça, l'énergie à revendre et la combativité. C'était justement ce dont ils avaient besoin. Il la héla de loin et l'attendit pour lui expliquer son idée en sortant du camp : puisque le territoire ne regorgeait pas de proies, et même si ça lui écorchait la gueule de le dire, ils allaient devoir chasser hors de leur terre. Aux Quatre-Chênes pour être plus précis. Il ne voulait pas ajouter des tensions à son clan déjà en difficulté. Quant à aller chasser chez les Bipèdes, hors de questions. Il préférait être dévoré vif par un blaireau que de manger une proie venant d'un territoire si … souillé. Non, vraiment, l'idée lui donnait envie de vomir. Et il avait l'estomac vide.

Ils firent le chemin en silence vers les Quatre-Chênes, se suivant l'un l'autre. S'il n'avait pas parcouru ce territoire depuis près de soixante lunes, il aurait eut du mal à retrouver le sentier de terre battue menant droit aux Quatre-Chênes, seule bonne chose que les Bipèdes avaient pu apporter à leur territoire, du moins, lorsqu'ils le désertaient. L'ambiance était tout à fait différente de celle d'une nuit d'Assemblée. Tout était couvert de neige, sans la moindre trace de patte, à moins qu'elles n'aient déjà été recouvertes par la neige. Ce n'étaient pas les mêmes lieux. Il soupira en balançant lentement sa longue queue puis donna le signal de la chasse à sa camarade.

Il doit bien y avoir un loir ou quelques mulots en train d’hiberner quelque part. Si tu sens un terrier, appelle moi avant de foncer, on aura plus de chance de chopper quelque chose.

La simple idée de mordre dans une proie sanglante lui mettait l'eau à la bouche. Il renifla, scruta le sol à la recherche de la moindre trace, les oreilles aux aguets.

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MessageSujet: Re: [BLIZZARD] Deux charbons et un flocon - abandon   17.03.17 13:50

Il fallait qu'il se casse, ce putain de blizzard. C'était néanmoins la phrase qui tournait en boucle dans la tête de l'albinos depuis moins d'une semaine. Au début, elle trouvait la neige drôle, un peu froide, mais pas dérangeante. Le vent était vivable, puis qu'un peu pénible. Désormais, vivre dehors était un véritable enfer. Pourtant, la gamine agissait comme un requin. Elle ne pouvait s'empêcher de bouger pour éviter de mourir, de traquer pour se rappeler qu'elle était vivante et d'accomplir ses tâches d'apprentie afin de ne pas prendre de retard sur les autres.

Ce matin, le soleil frappait sur la clairière de son camp. Son albinisme la dérangeait en période de blizzard, surtout sur sa fin. Au début, le temps était bien couvert, la remplissant de joie. En effet, elle pouvait traverser les grandes landes sans aucun problème, sans risquer de crever d'une triple brûlure sur la tronche ou d'avoir des apparitions de plaques sur le corps. Désormais, elle devait se planquer, à l'ombre, tout le temps. Si elle se montrait au soleil, elle sentait que tout se passerait mal pour elle. Très mal. Elle avait du aller chez sa tante pour se faire soigner: sa patte était désormais enroulée dans de la toile d'araignée. Elle avait eu le malheur de traîner pile à l'endroit où le soleil avait décidé d'entrer dans sa tanière, à travers les branchages.
Etrange, Coeur Fleuri lui avait pourtant dit qu'elle avait hâte que ses neveux voient la neige. Nuage d'Albatros trouvait ça étrange. La neige, c'était le chaos. Elle appréciait le chaos, certes, mais quand il était sous forme d'adrénaline brut et d'absence de réflexion. Là, c'était plus drôle. Là, elle allait crever, avec tout le monde. Là, le chaos, il l'empêchait de manger, de vivre, de bouger.
Fallait qu'elle sorte du camp.
Y avait trop de possibilités de brûlures. La neige, elle était trop blanche. La neige, elle brillait trop.
La neige, c'était un deuxième putain de soleil.

Il fallait aller dans un endroit ombragé, et les Quatre-Chênes lui parurent être une bonne idée. Empruntant un chemin aussi couvert que possible, elle esquivait chaque trace de lumière avec une certaine agilité qui la caractérisait. Elle était habituée à aller à cet endroit pour les assemblés. Cette fois, le trajet se fit silencieusement. D'habitude, elle commérait avec Coeur Fleuri et Fierté du Cerf, où les ragots interclans passaient de lèvres en lèvres. L'ambiance était totalement différente. Elle espérait y recevoir un signe du Clan des Etoiles, quelque chose. Un tel événement mettait à mal sa foi, elle ne comprenait pas ce qu'elle avait fait de mal. Serait – ce son amitié avec Toucan qui était remise en cause dans le blizzard ? Le Clan des Etoiles punirait – il toute la forêt à cause d'elle ? Cette idée fit battre son cœur plus vite. Bien que les autres Clans aient peu d'importance à ses yeux, l'idée de provoquer une catastrophe la remplissait de peur.

Une odeur d'un clan étranger vint lui titiller les narines pour la sortir de sa réflexion. Elle lui rappelait celle du Clan de la Rivière, avec ce poisson. Se plaquant au sol, elle rampa vers un buisson, espérant que sa fourrure blanche se fondait avec la neige.

« Il doit bien y avoir un loir ou quelques mulots en train d’hiberner quelque part. Si tu sens un terrier, appelle moi avant de foncer, on aura plus de chance de chopper quelque chose. »

Un loir ? L'idée lui parut étrange, mais en tant que blizzard, elle était d'accord pour dire qu'on mangeait ce qu'on pouvait. Même un écureuil (et pourtant, dieu sait que l'idée lui paraissait répugnante) lui paraissait être un met de qualité. Elle analysa la situation. Elle était en Terres Libres, mais depuis son altercation avec Esprit Soucieux et sa sœur, Esprit Lent, elle se méfiait des « Terres Libres ». Elle était persuadée que les Clans faisait en leur possible pour profiter des faiblesses d'autrui pour voler des Terres. Il fallait la jouer fine, comprendre ce qu'ils venaient réellement faire ici. Si ils l'attaquaient, elle brandirait les Terres Libres.
Après tout, ils ne paraissaient pas bien méchants.

« Je vois que c'est la galère pour tout le monde, votre rivière est gelée ? »

Elle sortit de son buisson et braqua ses yeux, deux billes rougeâtres, sur les deux guerriers de la Rivière.

« Nuage d'Albatros, du Clan du Vent. » fit – t – elle en hochant la tête poliment et respectueusement.

La jouer fine. Dans un autre contexte, elle leur aurait sauté au visage, en bonne xénophobe qu'elle était. Elle comprit que c'était clairement pas le moment, et qu'elle perdrait quoiqu'il arrive. Surtout avec sa patte endolorie par ses brûlures.

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MessageSujet: Re: [BLIZZARD] Deux charbons et un flocon - abandon   25.03.17 2:02



DEUX CHARBONS ET UN FLOCON
PV. Rivière Sombre & Nuage d'Albatros

Foutue neige qui n’en finissait pas de tomber. Affamée, tremblante de froid, voilà la dure mise à l’épreuve que le Clan des Étoiles réservait aux félins de la forêt du Cerfblanc. Loin de se soucier de toute la forêt entière, Charbon Ardent s’inquiétait d’ores déjà de sa personne, puis de son père. Ce dernier plus âgé et par conséquent plus faible face au froid, à la faim et au blizzard, faiblissait de jour en jour, au grand damne de la Guerrière qui restait sans réel agissement sur le temps et sur l’avancée des choses. Elle avait beau lutter corps et âme, se lever le plus tôt possible, fermer l’œil au beau milieu de la nuit, le corps transit, les muscles en lambeau tellement l’épreuve de la journée était rude. Elle avait beau sortir du Camp, défiant les décisions d’Étoile du Corbeau, ces mêmes décisions qu’elles prenaient comme saintes paroles et qu’elle s’efforçait de suivre à la lettre en temps normal, tenter de courir après des proies qui avaient totalement été rayées de la surface de la terre et quand bien même, elle ne rapportait rien, tout au plus un tas d’os sans chair, qui revenait systématique aux Anciens ou aux Reines du Camp. Faible face aux éléments, la noiraude ne s’était jamais sentit aussi peu décisionnaire face au destin des choses. Elle n’avait jamais senti, avant cela, que la Terre tournait sans prendre son consentement en compte. Après tout, lorsque l’on vit sereinement, on a bien peu de raison de ce soucié de ce genre de chose. Ce n’est que dans ce genre de situation, que dans ces cas extrêmes, que l’on se rend compte de la chance qu’on avait de vivre aussi bien. Si elle n’osait le prononcer, elle regrettait pourtant le passé. Loin d’être une de ces femelles nostalgiques et totalement débiles, Charbon Ardent n’avait pour autant pas perdu la notion des souvenirs et en de pareil temps, en de pareilles circonstances, elle se permettait de dérailler un peu. Une fois le calme revenu, elle mettrait cela sur le dos du blizzard, sur la fatigue et la faim, tous ces éléments qui jouaient contre elle. Oh ! Et puis. Elle pourrait ajouter également la neige. Cette saleté blanche qui en plus de tremper le pelage, collait aux pattes comme de la vase. La Guerrière la haïssait comme elle pouvait détester les étrangers. Si la neige pouvait être éradiquée de la surface de la Terre. Oh, si elle pouvait avoir un impact sur cette chose sans nom, sur cette erreur de la nature, elle en aurait déjà profité.

Levée aux aurores, ayant une fois de plus mal dormi, Charbon Ardent retrouva les bien-vivants et le blizzard d’une humeur encore plus massacrante qu’à l’accoutume. Bien décidé à faire comprendre sa colère et son indignation au monde entier, elle n’hésita pas à piétiner les quelques membres qui traînaient hors de leur litière. Ils n’avaient qu’à faire attention et garder leurs pattes et leur queue prête de leur corps. Acclamé par des grognements voir des feulements de colère, elle traversa ainsi la tanière entière et sortit mettre ses pattes dans là ô combien répugnante neige. Atteignant le summum de la mauvaise humeur, une bourrasque vint agiter ses vibrisses et lui glacer le visage. Passant sa matinée à ruminer en silence contre le mauvais temps, à envoyer bouler tous ceux qui osaient s’approcher d’elle, elle concentra le peu d’énergie qu’elle avait sur les tâches qu’Étoile du Corbeau lui avait confiées. Aidant aux fortifications du Camp, elle avait beau avoir les muscles tremblants, la volonté lui donnait des ailes. Mettant du cœur à l’ouvrage bien plus que certains de ses camarades, elle ignorait les plaintes de son estomac qu’elle sommait de se taire. Concentrée, elle fit taire les quelques fainéants qui osaient encore se plaindre du temps et qui pleuraient leurs litières. Elle s’apprêta à feuler de nouveau contre le félin qui osait la héler à travers le Camp, lorsqu’elle reconnut la voix de ce dernier. Faisant volte-face, abandonnant quelques précieuses secondes le poste qu’elle occupait, elle rejoignit à grandes enjambées le Lieutenant et se posta devant ce dernier, en quête d’une réponse à cet appel. Invitée à sortir chasser ou plutôt forcée et contrainte, si la Guerrière ruminait intérieurement, elle n’en montra aucun signe extérieur, se contentant de suivre en silence le matou qui avait décidé de sortir des frontières pour aller chasser du côté des Quatre Chênes. Cheminant en silence, ce n’est que lorsqu’ils atteignirent le lieu coutumier des Assemblées que Rivière Sombre rouvrit la gueule pour donner les dernières consignes.

« Il doit bien y avoir un loir ou quelques mulots en train d’hiberner quelque part. Si tu sens un terrier, appelle moi avant de foncer, on aura plus de chance de chopper quelque chose. »

Encaissant de nouveau sans broncher, Charbon Ardent hocha la tête en signe d’approbation. S’il la prenait pour la dernière des demeurés, elle ne le releva pas, bien trop concentré à tenter de trouver quelque chose à se mettre sous le croc. Elle espérait trouver un petit quelque chose, si au moins elle pouvait rapporter à son père de quoi manger, elle sommerait le Clan des Étoiles de remerciements. Amorçant un mouvement pour s’éloigner de celui qui était son Lieutenant, Charbon Ardent prit une grande inspiration, humant l’air à la recherche d’une quelconque odeur qui la satisfasse. Au-delà de l’odeur exécrable et irritante de la neige, une odeur bien trop fraîche pour dater de la dernière Assemblée lui hérissa le poil. Ayant littéralement doublé de volume, la femelle noire chercha du regard une quelconque forme féline, encline à se débarrasser rapidement de ce rival potentiel, de ce félin qui partageait leur territoire de chasse du jour. Territoire libre ou non, en ces temps où la faim pesait sur l’estomac de chacun des félins du Clan de la Rivière, le mot paix n’avait plus rien à faire dans les bouches et dans les oreilles des matous. Prêts à tout pour manger ne serait-ce qu’une miette, les nerfs de chacun étaient à rude épreuve. Dire que ceux de Charbon Ardent s’effritaient davantage qu’à l’accoutume n’était qu’un faible mot.

« Je vois que c'est la galère pour tout le monde, votre rivière est gelée ? Nuage d'Albatros, du Clan du Vent. »

Sortant du couvert d’un buisson comme un Angelin, une ridicule femelle au pelage blanc et aux yeux rouges s’annonça comme une fleur, presque que comme si de rien n’était. Toujours aussi sur la défensif, prête à passer à l’offensive au moindre signal de Rivière Sombre, Fleur Cendrée foudroyait la nouvelle venue du regard. Décidée à ne pas partager son territoire de chasse et à ne pas perdre de temps, jugeant que le moment était plutôt mal venu pour faire connaissance, elle tendit chacun de ses muscles. Si l’attitude courtoise et polie de l’autre aurait pu calmer les ardeurs de bien des félins, cela n’eut aucun effet sur Charbon Ardent. Bien trop haineuse envers les inconnus, rien n’y faisait. Elle ne voyait en cette nouvelle arrivée qu’un danger de plus dont il fallait se débarrasser rapidement. S’attardant davantage sur l’identité de la nouvelle, si elle n’avait pas reçu toutes les informations de sa bouche, elle n’aurait pas eu de peine à connaître son rang et le Clan auquel elle appartenait. Les narines trop emplis de l’odeur désagréable du Clan du Vent, Charbon Ardent tenta vainement de s’en défaire. Quelques secondes à peine s’étaient écoulées depuis que l’autre avait pris la parole. Quelques secondes pendant lesquels Charbon Ardent analysa la situation et les mots de l’autre. Résistante pendant deux ou trois secondes, elle ne tint pas longtemps avant d’ouvrir la gueule et de laisser une voix plus froide encore que le blizzard en sortir :

« Qu’est-ce que ça peut bien te foutre. Si tu crois pouvoir soutirer des informations pour les apporter aux tiens, tu n’as qu’à aller trouver d’autres chats. Ta présence en ces lieux n’est pas opportune, ta compagnie plus que regrettable. »


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MessageSujet: Re: [BLIZZARD] Deux charbons et un flocon - abandon   25.03.17 22:59

Contrairement à la chasseuse, Rivière Sombre n'entendit la jeune chatte qu'au dernier moment, c'est à dire lorsqu'elle s'exprima. Il tourna la tête vers elle, retrouvant sa contenance en un battement de cils, se redressant calmement pour lui retourner son regard neutre, sans tendresse ni animosité. Un regard aussi impartial et froid que l'environnement autour d'eux. Il y avait pourtant de quoi être étonné en regardant ce chat au maigre poil couleur de neige, montrant une peau trop rose et des yeux couleur entrailles de goujon. Elle se présenta, passant d'un registre vaguement railleur à un ton beaucoup plus respectueux face à ses deux aînés.

Il se souvenait, en effet, que le Clan du Vent avait deux chats souffrant de cette ... particularité. Mais il ne se souvenait pas de son nom. En même temps, avec le cas de ce genre de chat, il suffisait de la décrire et tout le monde savait à qui l'on avait à faire. Il balança calmement sa longue queue, intimant le calme à Charbon Ardent, plus fidèle à son nom que jamais. S'il n'avait pas été là, elle l'aurait égorgé sur place. Or c'était ce-dont le Clan avait le moins besoin : de chats blessés et de litiges entre Clans. Il fallait la jouer fine. Très fine. Plus fin que de se mettre immédiatement sur la défensive en agressant presque l'apprentie.

Nous cherchons notre nourriture là où nous le pouvons, tandis que certains de nos guerriers pêchent, d'autres chassent. Et s'il y a bien un endroit où le Clan des Étoiles peut nous favoriser, c'est ici. J'imagine que c'est aussi ton cas, Nuage d'Albatros ? demanda-t-il de sa voix profonde.

Ce n'était déjà plus une enfant, mais il ne lui aurait pas donné un cycle de saison complet non plus. Une rafale de vent se leva, soulevant la neige encore fraîche d'est en ouest, soufflant la fourrure à rebrousse-poil du lieutenant, bien campé sur ses pattes. Le blizzard s'était exceptionnellement calmé, mais peut-être pas longtemps. Les quatre clans étaient en difficultés, les quatre chênes nus de leurs feuilles, chacun cherchait désespérément la dernière trace de nourriture. Ou la première, celle envoyée par les esprits aux guérisseurs pour leur dire que les vivants n'étaient pas oubliés.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: [BLIZZARD] Deux charbons et un flocon - abandon   26.03.17 17:16

escape, tricky

« Qu’est-ce que ça peut bien te foutre. Si tu crois pouvoir soutirer des informations pour les apporter aux tiens, tu n’as qu’à aller trouver d’autres chats. Ta présence en ces lieux n’est pas opportune, ta compagnie plus que regrettable. »

Et bam. Si Nuage d'Albatros avait été seule avec elle, elle aurait pu avoir l'audace de la défier. Elle était inconsciente du fait que Charbon Ardent pouvait la réduire en poussière en une attaque, mais l'albinos avait cette espèce d'ultra confiance en ses capacités au combat. Cette impression lui valait souvent d'ailleurs de mordre la poussière facilement ou de revenir avec des épaules cassées au Clan. Ainsi, son corps se fragilisait, comme s'il n'était pas assez fragilisé par son albinisme. Elle se retourna vers la guerrière en soupirant d'un air las, comme une adolescente désabusée. Elle était le genre de gamine, au mieux, à mépriser, au pire, à corriger comme il se doit. Prenant un air supérieur, elle esquissa un léger sourire et préféra ignorer la pique de la guerrière. De toute manière, elle se devait de vendre son honneur ici pour sortir de cet échange la vie sauve. Ils étaient deux, guerriers, et l'albinos était en train de mourir de faim. C'était clairement une très mauvaise idée de provoquer la guerrière, surtout avec sa patte enroulée dans de la toile d'araignée. Ravalant toutes ses répliques, elle sentit son cœur s'alourdir sous le regret. Elle flanqua ses deux billes rougeâtres sur le charbon, tentant de scanner son physique. Elle allait retenir sa silhouette, la graver dans son esprit, ne plus l'oublier. Elle allait en faire un réceptacle à haine, penser à elle dans l'espoir d'une vengeance. Elle avait du se taire, et cette situation l'embêtait. Nuage d'Albatros était rancunière, elle allait se faire casser les os plus tard.

« Nous cherchons notre nourriture là où nous le pouvons, tandis que certains de nos guerriers pêchent, d'autres chassent. Et s'il y a bien un endroit où le Clan des Étoiles peut nous favoriser, c'est ici. J'imagine que c'est aussi ton cas, Nuage d'Albatros ? »


La voix de l'autre chat la sortit de ses pensées. Elle eut du mal à fixer son regard sur ce nouvel interlocuteur. Il avait l'air beaucoup plus avenant que Charbon Ardent, bien plus vieux peut – être ? Par prudence, Nuage d'Albatros décidait de ne pas mentir. Après tout, en période de blizzard, tout le monde cherchait de la nourriture Néanmoins, elle n'était pas venue en priorité pour se nourrir. Non. Elle évitait des brûlures, c'était différent. Elle leva sa patte blessée en soupirant.

« Le camp du Vent est pas très adapté pour les albinos, aha. » dit – elle en riant nerveusement à la fin. Il fallait la jouer cool. Vraiment. Quitte à faire ami ami avec des étrangers. « Du coup, je viens ici car y a un tronc d'arbre où je peux me cacher, puis des rochers. Je viens aussi pour prier le Clan des Etoiles, la Pierre de Lune étant trop loin et trop exposée. J'attends des signes, mais je ne me fais pas d'illusion : si quelqu'un doit avoir une vision, c'est nos guérisseurs. »

Surtout, ne pas faire de vagues. Il fallait la jouer tranquille, pour ne pas crever entre les pattes du Clan de la Rivière. Parait – il que leur chef était du genre violent et tyrannique. Cette pensée l'effrayait. Avaient – ils un problème idéologique avec l'idée de tuer des chats ?

« Je n'espionne pas, promis. Après tout, quelle information je pourrais bien chercher, tout le monde est en train de crever, c'est une nouvelle pour personne … »


Elle ne pouvait ravaler son honneur, elle était trop présomptueuse pour ça. Elle avait terriblement peur. Elle s'attendait à fuir au pire, se casser la gueule sur sa patte, se faire déchiqueter. Sa pupille se réduit à une fente. Qui sait, sa mort allait – elle préparer une guerre ? Elle allait créer une occupation pour son Clan et celui de la Rivière ? L'idée lui plut, il fallait s'occuper à Cerfblanc.

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