The Propheties Begin

Thème II - Le redoux
 
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 Passage du temps ∆ Fleur Cendrée - abandon

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MessageSujet: Passage du temps ∆ Fleur Cendrée - abandon   25.03.17 16:01

Depuis la fin du blizzard, il allait bien mieux. En surface, le voilà guéri de sa fièvre maligne, et peu à peu remplumé – le Toucan était bien maigre quand la bise soufflait, assez maigre pour que le vent vienne jouer sur ses côtes comme sur un xylophone organique. Un niveau plus profond, sous la surface de ses yeux d’obsidienne, profonds comme des puits et aussi sombres, un petit feu de joie crépitait : les épreuves l’avaient rapproché de Trash, son fils adoptif. Son esprit était alors apaisé, et sa rencontre avec Alby, avant la tempête, lui semblait être un épisode d’un autre temps, un rêve presque ; il ne se mettait plus à présent en question. Il n’aimait pas ça, les questions.

Toucan déambulait donc dans les bois, sous le couvert des arbres, qui bientôt reverdiraient. Il était sur le territoire du Tonnerre, mais il n’en avait pas grand-chose à faire : de par sa condition de Solitaire, il ne serait jamais chez lui, donc autant se faire chasser des lieux pour de bonnes raisons, comme le vol de proies. C’est vrai qu’il avait faim. Il avait toujours faim. C’en était presque comique, de voir ce si petit corps rongé par le démon de la faim, cette hantise du jeûne et de la privation. À l’affut de gibier, les yeux grands ouverts, il avançait lentement, quand, au détour d’un buisson, l’odeur d’un autre félin lui arriva à la truffe – qu’il avait fort rose et très mignonne. Elle avait changé, mais il la reconnût tout de même : Fleur Cendrée. Et merde, pourquoi elle, ils ne s’étaient pas quitté de la meilleure manière qui soit. Il ne pouvait pas fuir, le vent était nul, elle l’avait forcément senti aussi. Il soupira, bruyamment. Tant pis. La chose était faite. Il avança vers la chatte, décidé à ne pas se faire prendre par surprise, et à ne pas lui infliger ce jeu puéril. Ils n’avaient plus le temps pour ça, leur période joueuse était passée.

« Fleur Cendrée, toi ici. Ne me gueule pas de partir, je me casse dans deux minutes, ne t’inquiètes pas chère Clanique, tu pourras retourner au Camp pavaner devant ton chef en clamant que tu as sauvé la forêt d’un vil Solitaire. »

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MessageSujet: Re: Passage du temps ∆ Fleur Cendrée - abandon   30.03.17 22:04

PASSAGE DU TEMPS
PV. Toucan

Depuis la disparition d’Etoile de Lion, plus rien n’avait de sens. Du moins, plus rien ne trouvait de sens ou de raisons aux yeux de Fleur Cendrée. La fière et belle Guerrière qu’elle était, payait fort le prix de cette soudaine disparition. Et c’est peut dire qu’elle se fichait pas mal qu’Écorce de Suie ait pris la tête du Clan, imposant ainsi à tous, ses pensées et ses folles machinations. Si elle avait été dans son état normal, Fleur Cendrée aurait certainement crié au scandale. Elle aurait hurlé de son âme, de tout son état, pour défaire cette Cheffe indigne du Clan des Étoiles et du Clan du Tonnerre lui-même de la place qu’elle avait volée. Si elle avait eu la tête sur les épaules et les idées claires, elle aurait été la première à se dresser farouchement devant cette femelle qu’elle ne portait pas en haute estime. Elle aurait trouvé du réconfort dans le cœur des Guerriers de son Clan. Elle aurait trouvé la force de soulever toute une armée, même si elle avait été seule contre tous, elle aurait puisé dans sa force de caractère pour tenir tête à cette affabulation qui se déroulait devant ses yeux. Seulement ? Il n’en était rien. Tous les félins avaient beau déblatérer sur ce sujet tous les jours, penser et repenser mille fois aux possibilités autres qu’ils auraient eut, Fleur Cendrée ne les entendaient même pas. À l’écart de tous depuis la disparition officielle du roux, elle ne prenait plus la peine de rien. Écouter était devenu une épreuve insurmontable, ne serait-ce que fixé quelques secondes une cible n’était même plus envisageable. C’était un peu comme-ci, plus rien ne l’animait. Elle avait perdu le goût de vivre, le goût d’être. Certains disaient qu’elle avait perdu la raison et son âme, ils n’en étaient probablement pas loin.

Dans un coin du Camp, là où elle traînait depuis quelques jours déjà, Fleur Cendrée leva la tête. Tombée de fatigue, il y a quelques heures, en pleine nuit, alors qu’elle ne faisait strictement rien, voilà qu’elle s’éveillait. Comme depuis quelque longues journées, qu’elle ne comptait plus et qu’elle n’avait jamais comptées, Fleur Cendrée oublia de faire sa toilette. Oubli ou simplement choix de sa part, elle eut toute la peine du monde à se mettre sur ses quatre pattes. Si le Clan des Étoiles n’était pas prêt de l’accueillir, son corps ne tiendrait certainement pas longtemps dans cet état. Sous son pelage mi-long crasseux, se dessinait déjà des côtes bien pointues, témoins du blizzard et de la dépression profonde dans laquelle elle était tombée. Depuis combien de temps n’avait-elle pas mangé ? Longtemps certainement. Pourtant, elle n’en ressentait ni le besoin, ni l’envie. L’envie. Mot dont elle avait oublié la définition en faisant une croix sur l’existence d’Etoile de Lion. Mot dont elle se fichait parfaitement et dont elle ne voulait entendre parler. Après avoir trébuché et être tombé, la Guerrière se releva, tel un mort-vivant, un pantin animé, elle peina à mettre une patte devant l’autre et pourtant, elle s’obstinait à le faire. Quittant avec lenteur le Camp, elle poursuivit sa morne route dans la forêt avec pour objectif de ne pas en avoir. Elle marchait pour marcher. Elle ne voulait rien de plus. Croiser une âme qui vive n’était même pas dans ses pensées, chasser à des années-lumières de ses préoccupations. Ce n’est ni l’écureuil, ni l’oiseau qu’elle croisa en chemin qui en dirait le contraire.

« Fleur Cendrée, toi ici. Ne me gueule pas de partir, je me casse dans deux minutes, ne t’inquiètes pas chère Clanique, tu pourras retourner au Camp pavaner devant ton chef en clamant que tu as sauvé la forêt d’un vil Solitaire. »

Nulle part et partout à la fois, marchant dans le vide, l’esprit embrouillé et peiné, elle n’avait pas fait attention à ce qui l’entourait. En avait-elle seulement encore quelque chose à faire ? Apparaissant comme un Angelin, un visage familier se forme sous ses yeux embués. Dans un moment de faiblesse, dans un étrange flottement, elle s’était laissé aller aux larmes. Elle avait pris l’habitude de voir couler le long de ses joues, ces perles d’eau salée. Si elle avait pris la peine de mieux regarder, elle se serait rendu compte qu’il s’agissait d’un visage familier. Si elle avait humé l’air, elle se serait rendu compte que son odeur n’était pas celle d’un inconnu. Et pourtant, elle ne fit ni l’un, ni l’autre, se contentant de poursuivre son chemin, mettant avec difficulté une patte devant l’autre, sans réellement en avoir l’envie. Puis, au détriment d’un effort intense, elle posa ses deux iris verts sur une forme qui se dessinait comme floue sous ses yeux. Une boule de poils grise tigrée, pas de quoi s’en faire et pas de quoi réanimer le peu de vivants que possédait encore la Guerrière.


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MessageSujet: Re: Passage du temps ∆ Fleur Cendrée - abandon   17.04.17 13:13

Elle pleurait. C'était bizarre, Toucan en était presque rendu à croire que les Claniques ne chialaient qu'une fois des dents ennemies fichées dans leur corps, et qu'en aucun cas ils ne se laissaient aller à la mélancolie comme ça. Fleur Cendrée avait l'air d'une âme en peine, la dégaine maladive, le teint morbide, la maigreur au corps et l'esprit absent des yeux. Un zombie en somme. Elle passa devant lui sans lui adresser un mot ; quant au regard, la chose était difficile à dire, ses yeux embués de larmes semblaient noyés dans les pleurs. Quoique. Ses deux pupilles se stabilisèrent dans sa direction.

« Bon, il se passe quoi ? Tu veux faire un concours de qui a le moins bouffé pendant le blizzard ? »

La situation lui paraissait étrange. Il avait l'impression d'avoir en face de lui une morte-vivante. Et il n'aimait pas ça. Il se rapprocha d'elle, et commença à la contourner, pour constater qu'ils étaient à peu prêt à égalité. Bizarre. Les Claniques avaient pourtant l'air de mieux vivre les périodes de crise que les Solitaires, avec leur organisation minutieuse. Revenu à son niveau, il tendit la patte devant le visage de Fleur Cendrée et l'agita, pour voir si elle réagissait.

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MessageSujet: Re: Passage du temps ∆ Fleur Cendrée - abandon   12.05.17 22:25

PASSAGE DU TEMPS
PV. Toucan

Est-ce qu’elle parvenait à le reconnaître sous cette dose de flou ? Non. Et puis, il faut croire que son esprit n’avait pas envie de l’aider. Lui n’aspirait qu’à la plonger dans une profonde détresse. Détresse qu’elle acceptait le plus étrangement du monde et de laquelle elle n’essayait même pas de sortir. Qui était ce félin ? Que faisait-il ici ? Elle l’ignorait et s’en foutait. Il pouvait bien être de son Clan, elle continuerait de l’ignorer. Après tout, c’est ce que tous faisaient. Tous sauf Oiseau Moqueur. Aucun n’avait eu une seule attention à son égard. Un Clan soudé ? Pas tant que cela. Elle payait le prix d’un amour inavoué, d’une disparition dramatique, mais également d’un Clan qui la laissait sombré. Elle sombrait. Clairement. Jamais elle ne serait permise un tel écart. Qui était-elle pour répandre son chagrin aux yeux de tous ? Qui était-elle pour laisser les larmes coulées devant l’ennemi ? Si elle ne le reconnaissait pas, l’autre sembla nettement plus reconnaître en elle ce qu’elle avait été que ce qu’elle était à présent. Si elle ne voyait pas l’expression interloquée sur son visage, si elle n’en avait que faire, n’importe quel félin assistant à la scène l’aurait vu. Comment se pouvait-il qu’elle ne le reconnaisse pas ? Comment pouvait-elle se permettre de passer aussi simplement devant ce félin qui ne portait pourtant pas l’odeur de son Clan. Qui était-elle pour laisser ce ramassis de chat qu’elle avait déjà trop entendu parler durant leurs dernières entrevues. Qui était-elle pour se permettre de laisser Toucan vagabonder sans barrière, sans le moindre obstacle, sur des terres qui n’était pas sienne ? La loque qu’elle était devenue ne se rendait pas même compte de sa présence. À peine croisée qu’elle l’avait oublié. Dire que son odorat n’était même pas sollicité depuis quelques jours, inutiles de dire qu’elle n’en avait que faire de la patrie à laquelle il appartenait. Elle voulait juste purger sa peine, juste qu'on la laisse crever dans son coin. Oh, qu’elle trouve enfin une paix, une sorte d’apaisement dans sa détresse ou bien qu’elle en souffre toute une éternité. À vrai dire, même ça, ça n’avait plus de sens. Est-ce qu’elle parvenait à le reconnaître sous cette dose de flou ? Non. Et puis, il faut croire que son esprit n’avait pas envie de l’aider. Lui n’aspirait qu’à la plonger dans une profonde détresse. Détresse qu’elle acceptait le plus étrangement du monde et de laquelle elle n’essayait même pas de sortir. Qui était ce félin ? Que faisait-il ici ? Elle l’ignorait et s’en foutait. Il pouvait bien être de son Clan, elle continuerait de l’ignorer. Après tout, c’est ce que tous faisaient. Tous sauf Oiseau Moqueur. Aucun n’avait eu une seule attention à son égard. Un Clan soudé ? Pas tant que cela. Elle payait le prix d’un amour inavoué, d’une disparition dramatique, mais également d’un Clan qui la laissait sombré. Elle sombrait. Clairement. Jamais elle ne serait permise un tel écart. Qui était-elle pour répandre son chagrin aux yeux de tous ? Qui était-elle pour laisser les larmes coulées devant l’ennemi ? Si elle ne le reconnaissait pas, l’autre sembla nettement plus reconnaître en elle ce qu’elle avait été que ce qu’elle était à présent. Si elle ne voyait pas l’expression interloquée sur son visage, si elle n’en avait que faire, n’importe quel félin assistant à la scène l’aurait vu. Comment se pouvait-il qu’elle ne le reconnaisse pas ? Comment pouvait-elle se permettre de passer aussi simplement devant ce félin qui ne portait pourtant pas l’odeur de son Clan. Qui était-elle pour laisser ce ramassis de chat qu’elle avait déjà trop entendu parler durant leurs dernières entrevues. Qui était-elle pour se permettre de laisser Toucan vagabonder sans barrière, sans le moindre obstacle, sur des terres qui n’était pas sienne ? La loque qu’elle était devenue ne se rendait pas même compte de sa présence. À peine croisée qu’elle l’avait oublié. Dire que son odorat n’était même pas sollicité depuis quelques jours, inutiles de dire qu’elle n’en avait que faire de la patrie à laquelle il appartenait. Elle voulait juste purger sa peine, juste qu'on la laisse crever dans son coin. Oh, qu’elle trouve enfin une paix, une sorte d’apaisement dans sa détresse ou bien qu’elle en souffre toute une éternité. À vrai dire, même ça, ça n’avait plus de sens.

« Bon, il se passe quoi ? Tu veux faire un concours de qui a le moins bouffé pendant le blizzard ? »

Les mots qui sortent de la gueule de Toucan ne trouvent même pas le chemin jusqu’aux oreilles de Fleur Cendrée. Se heurtant à un véritable mur qu’elle a construit dans sa détresse. Plus rien ni personne ne semble pouvoir l’atteindre. Qu’importent les faits et gestes, qu’importe la volonté, le mur est toujours plus haut, plus large, plus écrasant. Au jour d’aujourd’hui, la grise n’a trouvé personne qui vaille la peine qu’elle tente de l’abattre. Alors, elle se contente de les regarder, grimper, poser une patte dessus et se vautrer. Elle ne prend pas de plaisir à les voir en échec. Toute trace de plaisir ayant quitté son être. Ce n’est pas la patte qui s’agite juste sous ses yeux qui la fait réagir. Et pourtant, elle perçoit ce mouvement. En d’autres circonstances, elle aurait fait bien des pas en arrière, elle ne se serait pas ainsi laissé faire. Actuellement, elle n’était pas même capable de songer à faire un pas en arrière. Elle se contentait de poser ses pattes là où elles trouvaient une place et de continuer d’avancer, l’esprit totalement embué par la douleur. Depuis qu’Etoile de Lion était parti, c’était simple, elle ne vivait plus. Son cœur continuait bien sûr de battre. Ses poumons continuaient tout de même de se remplir et de se vider d’air. Et pourtant, elle ne mettait pas de cœur à l’ouvrage. Pour l’instant, ses pattes continuaient de la porter, supportant encore un poids plume qui se faisait pourtant lourd sous des muscles ayant fondu comme neige au soleil. Si aucune lueur ne traverse son regard, la grise pose finalement ses yeux sur la patte qui s’agite. Si elle essaye d’en suivre le mouvement, seul ses pupilles daignent bouger un tant soit peu. Le reste est officiellement hors d’état de fonctionner. La volonté n’est pas là. Dans un élan de ce je ne sais quoi, ses yeux cessent de tremper le sol. Un peu comme elles étaient venues, les larmes disparaissent. Si la vision gagne en netteté, la femelle ne gagne pas en lucidité et ne reprend pas le dessus sur les événements. Bien décidé à subir, elle stoppe net tout mouvement, laisse ses pattes se reposer en s’effondrant sans ménagement sur le sol. Que ce félin fasse ce qu’il veut d’elle, elle n’en a rien à faire. S’il pouvait lui soutirer cette douleur, cette peine qui inonde son être, elle lui en serait reconnaissante. Pourtant, elle ne songe pas une seconde à une quelconque soulagement de sa peine, elle l’accepte comme elle accepterait tout aujourd’hui.


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MessageSujet: Re: Passage du temps ∆ Fleur Cendrée - abandon   15.05.17 19:31

Un zombie. C’était bien simple, on aurait dit un zombie. Les muscles fondus, la pelisse terne et emmêlée, les côtes saillantes, le regard cave et morne. Pas de quoi lui donner envie de quoi que ce soit, même pas de profiter de la situation pour faire ce qu’il pouvait ie avoir dans son petit esprit pernicieux, à savoir bien souvent des traits de pensées obscènes, et en sous-main quelques soupçons de pulsions suicidaires, qu’il se gardait bien de considérer. En revanche, Fleur Cendrée, elle, semblait avoir signer pour un aller simple chez Thanatos.

Enfin, au moins, elle a arrêté de chialer. Ça lui ne allait pas. Rester beau sous les larmes est un bien que peu possèdent, et qu’encore moins savent utiliser à leur avantage. Toucan ne se comptait pas dans cette catégorie, car il aimait penser qu’il ne pleurait jamais, considérant cet acte comme signe de faiblesse, faisait à cet endroit montre de son intelligence moyenne et criblée de préjugés. Mais elle n’arrêta pas seulement le cours de ses larmes, mais aussi celui de sa marche, et coupa court à tout mouvement en s’affalant dans la poussière, comme un oiseau touché en plein vol. Apparemment faible et sans défense, la femelle apparaissait comme ouverte à la mort, dans l’attente que quelque chose, que quelqu’un, quelque part, fasse attention à elle, et lui fasse sentir quelque chose.

Et elle était tombée sur Toucan. Toucan le gangster en carton de ces bois, Toucan avec son petit corps et ses grandes idées, Toucan l’amoureux de l’ultraviolent et l’adorateur du sexe, Toucan le prétendu hédoniste, Toucan le galeux de Cerfblanc, mais surtout, Toucan le suicidaire.
Elle était mal barrée.
    ― Si tu tiens tant que ça à crever, c’est pas en arrêtant de manger que tu vas y arriver le plus vite, au contraire. Y a des baies pour ça tu sais, t’en bouffes une pour le corps, deux pour l’esprit, trois pour le Clan des Étoiles, quatre pour la mort et cinq pour être sûre, et salut les connards, tu pars dans l’autre monde. On se retrouvera tôt ou tard la-bas, pour se faire des petits concours de qui nique le plus, mais si tu pars avant moi, je considérerais ça comme un abandon de ta part, et je serais donc grand gagnant du coin.
Au fond, c’était sa manière de lui remonter le moral, plus ou moins.

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